# Madagascar — State Action Plans

- **Source:** ICAO (state_action_plans)
- **Country code:** MDG
- **Year:** 2022
- **Language:** fr
- **Origin URL:** https://www.icao.int/sites/default/files/sp-files/environmental-protection/Documents/ActionPlan/Plan-d-Action-de-Madagascar-pour-la-Reduction-des-Emissions-de-CO2-de-l-Aviation-Internationale-VF-1.pdf
- **Ingested:** 2026-06-15T11:52:19.402361+00:00
- **Extraction:** pymupdf

---

MARS 2022 
 
Ce Plan d'Action de l’État a été élaboré dans le cadre de la Deuxième Phase du Projet d'Assistance de 
l'OACI - Renforcement des Capacités pour l'Atténuation des Émissions de CO2 de l'Aviation Internationale - 
Élaboration de Plans d'Action des États de l'OACI pour 10 États 
Projet financé par l'Union Européenne

REMERCIEMENTS 
L’Aviation Civile de Madagascar (ACM) exprime ses remerciements à l'Organisation de l'Aviation 
Civile Internationale (OACI) pour le soutien technique et l’expertise dans le cadre du projet 
d'assistance de l'OACI "Renforcement des capacités pour l'atténuation des émissions de CO2 de 
l'aviation internationale - Développement des plans d'action des États de l'OACI pour 10 États" avec 
un financement de l’Union Européenne (UE). Cette assistance de l'OACI en matière de 
renforcement des capacités a été essentielle à chaque étape de l'élaboration de ce Plan d'Action 
national sur la réduction des émissions de CO2, y compris la formation dispensée au personnel, le 
soutien aux réunions de l'Équipe du Plan d'Action National, l’estimation des émissions de référence 
et l'identification de mesures d'atténuation innovantes pour une aviation civile durable à 
Madagascar. 
L’environnement et le développement durable sont au centre des débats et des résolutions au plan 
mondial pour faire face au réchauffement climatique et dans le souci de préserver les ressources 
naturelles. Étant membre de l’OACI, Madagascar compte honorer et appuyer la résolution de la 
37éme Session de l’Assemblée de l’OACI en soumettant son Plan d’Action. Il est à rappeler qu’étant 
une île, Madagascar est totalement dépendante de la connectivité de ses liaisons aériennes et 
maritimes pour son développement touristique et économique. Toutefois Madagascar est très 
exposé aux effets du changement climatique qui affaiblissent ses systèmes écologiques et 
menacent d’accentuer les problèmes liés à ces changements. 
Le Plan d’Action, traduction de la politique nationale de Madagascar, constitue le fondement de 
toute action relative à  l’impact de l’aviation civile sur l’environnement. 
Ce plan a été élaboré sous l’égide du Ministère du Transport et de la Météorologie, avec l’appui du 
Ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures et du Ministère de l’Environnement et du 
Développement Durable, ainsi que des acteurs clés et parties prenantes de la protection 
environnementale de l’aviation à Madagascar.  
L’ACM tient à remercier le Ministère du Transport et de la Météorologie, le Ministère de l’Énergie et 
des Hydrocarbures et le  Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, pour leur 
soutien indéfectible lors de l’élaboration du Plan d’Action, traduisant encore une fois  la ferme 
volonté de l’État de Madagascar de lutter activement contre les changements climatiques et de 
protéger les ressources naturelles. 
L’ACM remercie également les acteurs de l’industrie aérienne malgache, en particulier les 
organisations suivantes : ASECNA, ADEMA, MGH, Ravinala Airports, Air Madagascar, qui ont 
apporté leur expertise dans leurs différents secteurs d’activités pour un Plan d’Action prenant en 
compte l’ensemble des parties prenantes. 
Enfin, l’ACM salue les efforts de l’Équipe Nationale du Plan d’Action, des Point Focaux de 
Madagascar, et des équipes de l’Aviation Civile de Madagascar lors de la consultation sur le terrain 
et de la rédaction de ce Plan.

À PROPOS DE LA DEUXIEME PHASE DU PROJET DE RENFORCEMENT DES 
CAPACITÉS DE L'OACI 
Dans le but d'aider les États dans leurs efforts pour atténuer les émissions de CO2 de l'aviation 
internationale et de veiller à ce que tous les États aient la capacité requise pour élaborer leurs plans 
d'action et mettre en œuvre des mesures d'atténuation, l'OACI a lancé en 2013 la première phase 
du projet d'assistance au Renforcement des capacités. pour l'atténuation des émissions de 
CO2 de l'aviation internationale, en partenariat avec l'Union européenne (UE). Le projet a soutenu 
avec succès 14 États d'Afrique et des Caraïbes et a atteint tous les résultats escomptés, dépassant 
les objectifs initiaux à son achèvement en 2019. 
S'appuyant sur ce partenariat fructueux, l'OACI a lancé la deuxième phase de son projet 
d'assistance avec le financement de l'Union Européenne. Le projet vise à contribuer à l'atténuation 
des émissions de CO2 de l'aviation civile internationale dans les États sélectionnés en mettant en 
œuvre des activités de renforcement des capacités pour soutenir le développement du transport 
aérien à faible émission de carbone et la durabilité environnementale. L'Action globale de l'UE dans 
le cadre de cette deuxième phase implique trois domaines d'activités, l'OACI étant responsable du 
domaine d'activité 1, financé à hauteur de 1,5 million, et se concentrant sur la préparation et/ou la 
mise à jour et la mise en œuvre des plans d'action des États de l'OACI. 
Depuis 2020, l'OACI a officiellement lancé la mise en œuvre de cette deuxième phase du projet 
intitulée « Renforcement des capacités pour l'atténuation des émissions de CO2 de l'aviation 
internationale - Élaboration de plans d'action des États de l'OACI pour 10 États », prévue pour 
être menée jusqu'en octobre 2023, et apportant un soutien à cinq États de la Région Afrique 
Orientale et Australe (Botswana, Madagascar, Rwanda, Seychelles et Zimbabwe) et à cinq États 
de la Région Afrique Occidentale et Centrale (Bénin, Cabo Verde, Côte d'Ivoire, Mali et Sénégal) 
. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter :  
https://www.icao.int/environmental-protection/Pages/ICAO_EU_II.aspx

REMERCIEMENTS ............................................................................................................... 0 
À PROPOS DE LA DEUXIEME PHASE DU PROJET DE RENFORCEMENT DES 
CAPACITÉS DE L'OACI ....................................................................................................... 1 
LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS .......................................................................... 3 
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ 4 
LISTE DES FIGURES ........................................................................................................... 4 
INTRODUCTION ........................................................................................................................... 5 
1. 
SECTEUR DE L’AVIATION CIVILE DE MADAGASCAR .................................................... 10 
1.1 Administration de l’aviation civile .......................................................................................................... 10 
1.2 Industrie aéronautique .......................................................................................................................... 11 
1.3 Évolution du trafic aérien ...................................................................................................................... 13 
2. 
DÉMARCHE D’ELABORATION DU PLAN D’ACTION ....................................................... 16 
2.1 Équipe nationale du plan d’action ......................................................................................................... 16 
2.2 Activités du Comité ............................................................................................................................... 16 
3. 
SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE DES ÉMISSIONS DE CO2 ................................................... 17 
4. 
LISTE DES MESURES D’ATTENUATION SELECTIONNÉES ............................................ 20 
4.1 Aperçu des objectifs énergétiques et climatiques à Madagascar ................................................. 20 
4.2 Carburants d’aviation durables ......................................................................................................... 20 
4.3 Amélioration dans l’exploitation ....................................................................................................... 23 
4.4 Amélioration dans les aéroports ....................................................................................................... 24 
5. 
FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ATTÉNUATION ......... 28 
6. 
BESOINS D’ASSISTANCE .................................................................................................. 29 
ANNEXES ........................................................................................................................... 30

LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS 
ACA : Airport Carbon Accréditation  
ACM : Aviation Civil de Madagascar 
ADEMA : Société Aéroports de Madagascar (ADEMA) 
ASECNA : Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar 
CCO : « Continuous Climb Operations » opérations de montées continues  
CDO : « Continuous Descent Operations » opérations de descente continues  
CORSIA : Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation 
EBT : Environmental Benefit TOOL  
LED : Light-Emitting Diode 
MGH : Madagascar Ground Handling 
OACI : Organisation de l’aviation Civile Internationale 
PNEDD: Politique Nationale de l’Environnement pour le Développement Durable 
RNAV : « Area Navigation » La navigation de surface 
RNP : Required Navigation Performance 
SID : Standard Instrument Departure 
STAR Standard Instrument Arrival 
TKP : les tonnes-kilomètres payantes  
TNR : aéroport Ivato Antananarivo 
UE : union européenne

LISTE DES TABLEAUX 
Tableau 1 : Compagnies aériennes domestiques 
Tableau 2 : Compagnies aériennes étrangères Tableau 4 : Trafic international par nombre de 
passagers en 2018 
Tableau 3 : Trafic domestique par nombre de passagers en 2018 
Tableau 5: Mouvements des aéronefs entre 2010 et 2019  
Tableau 6 : Evolution des mouvements des passagers entre 2010 et 2019 
Tableau 7 : Valeurs annuelles de carburant consomme, TKP, Emissions de CO2 et rendement 
sous le scenario de référence de 2019 à 2050 
Tableau 8:"Potentialité en superficie par région 
Tableau 9 : Résultats attendus 
Tableau 10: Feuille de route de mise en œuvre des mesures 
LISTE DES FIGURES 
Figure 1 : Palais Présidentiel d’Iavoloha Madagascar 
Figure 2 : Situation géographique de Madagascar 
Figure 3 : Savika, jeu traditionnel Tribu Betsileo 
Figure 4 : Tombeau traditionnel tribu Mahafaly 
Figure 5 : Banc de sable immaculé Nosy-Be 
Figure 6 : Tsingy de Bemaraha 
Figure 7 : Plage Itampolo 
Figure 8 : La reine de l'Isalo au parc national d'Isalo 
Figure 9 : Indri Indri le plus grand lémurien     
Figure 10 : Aye-Aye Daubentonia Madagascariensis 
Figure 11 : parc maritime Mananara-Nord         
Figure 12: Flamant Rose du lac Tsimanampetsotsa 
Figure 13 : Rizière dans les hauts plateaux,        
Figure 14 : Vannerie de Madagascar 
Figure 15 : Centrale solaire d’Ambatolampy         
 Figure 16 : parcs éoliens d'Ivovona Antsiranana 
Figure 17 : Aéroport de Madagascar 
Figure 18 : Aérodrome de Manakara 
Figure 19 : Evolution des mouvements domestiques, internationaux et combines entre 2010 et 
2018 
Figure 20 : Evolutions des mouvements des passagers entre 2010 et 2019 
Figure 21 : Scenario de référence. 
Figure 22 : FIR Antananarivo 
Figure 23: Eolienne verticale 
Figure 24 : Résultats attendus suite a la mise en œuvre des mesures

INTRODUCTION 
 
Figure 1 : Palais Présidentiel d’Iavoloha Madagascar 
Madagascar (Madagasikara), en forme longue « République de Madagascar » (Repoblikan'i 
Madagasikara), est un État insulaire situé dans l'Océan Indien et géographiquement rattaché au 
continent africain, dont il est séparé par le canal du Mozambique. Situé dans la partie sud-ouest de 
l’océan Indien, au sud de l’équateur et traversé par le tropique du Capricorne, c’est la cinquième 
plus grande île du monde après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo.  
La Grande Île, parfois appelée « l’île Rouge » en référence à la latérite qui colore ses 
plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km d'est en ouest avec un maximum à 575 km, 
Madagascar couvre une superficie de 587 000 km2. . Le pays est divisé en 6 provinces, en 22 
régions, 119 districts et 1695 communes. 
Madagascar est entourée de l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), des Seychelles 
(1 000 km au nord), de La Réunion (800 km à l’est), de l'île Maurice (868 km à l’est), du 
Mozambique (400 km à l'ouest) et est ceinturé par les Îles Éparses de l'océan Indien (Tromelin, 
Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India et Europa). Sa capitale est Antananarivo.  
 
Figure 2 : Situation géographique de Madagascar

Madagascar est un pays caractérisé par un melting pot de cultures. La présence de 18 
ethnies sur l’ile consolide la position de celle-ci comme un carrefour de culture. Le mélange des 
peuples africains, arabes, asiatiques et austronésiens a engendré une pluriculturalité qui se 
manifeste dans les arts, la musique et la danse, les cuisines et les multitudes de coutumes et 
surtout des dialectes très nuancés mais commun à toute la population de Madagascar : le 
malagasy. « Malagasy » est l’appellation de la population et la langue de Madagascar.  
 
Figure 3 : Savika, jeu traditionnel tribu Betsileo 
Figure 4 : Tombeau traditionnel tribu Mahafaly  
La population de Madagascar est estimée à 25 900 000 d’habitants. Le taux de croissance 
démographique est de 2,79 % par an. Environ 83% de la population vit en milieu rural et 17% vivent 
en milieu urbain. La capitale concentre 6% de la population. La population est extrêmement jeune, 
environ deux tiers de la population a moins de 25 ans (64%) et près de la moitié a moins de 15 ans 
(47%). 
Madagascar représente un endroit propice au dépaysement total et à la découverte d’autres 
cieux. En matière touristique, Madagascar ne connait pas encore beaucoup d’affluences malgré les 
ressources naturelles atypiques enfermées en son sein. La majorité des voyageurs qui y passent 
sont les adeptes des sites entièrement naturels, de produits biologiques ainsi que des scientifiques 
à la recherche de faunes et flores atypiques. 
 
Figure 5 : Banc de sable immaculé Nosy-Be 
Figure 6 : Tsingy de Bemaraha 
Les différents climats enregistrés à Madagascar en font une destination à multiples visages. 
Dans cette belle île cernée par les eaux de mer, le baromètre oscille entre 0 à 36°. Entre les régions 
côtières et celles des hauts plateaux, les températures locales affichent tout le long de l’année des 
écarts de plus de 10 points.

Dans la partie occidentale domine une atmosphère semi-aride, tandis qu’au grand sud 
perdure un air sec entraînant un paysage semi-désertique. C’est pour cette raison que l’île rouge 
possède des végétations introuvables nulle part ailleurs et de nombreux sites touristiques 
exceptionnels. 
 
Figure 7 : Plage Itampolo 
 
 
     Figure 8 : La reine de l'Isalo au parc national d'Isalo 
Madagascar a la particularité d’avoir une terre très fertile où tout pousse. L’île comporte 80% 
à 90% d’espèces endémiques parmi toutes les plantes répertoriées. Du fait de sa situation isolée en 
plein océan Indien, Madagascar a vu prospérer de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. 
Cette biodiversité endémique est également due à une variété des climats : des régions les plus 
arides aux régions saturées en humidité.  
Avec ses gigantesques baobabs, ses primates exceptionnels - comme les lémuriens, 
Madagascar concentre 294 espèces d’oiseaux dont 107 sont endémiques et 247 espèces 
d’amphibiens dont 245 sont endémiques. Madagascar est un mélange d’influences africaines, 
indiennes et extrême-orientales qui propose des paysages variés et somptueux et une diversité 
biologique exceptionnelle, reconnue mondialement. 
 
Figure 9 : Indri Indri le plus grand lémurien    Figure 10 : Aye-Aye Daubentonia Madagascariensis 
À ce jour, on y compte plus de 50 parcs nationaux et aires protégées de renommée 
mondiale, dont plus dizaines figurent dans la liste indicative des patrimoines de l’humanité et celle 
de l’UNESCO. 
A Madagascar, les chiffres du tourisme sont repartis à la hausse depuis 2014 avec une 
croissance de 20% en 2016 des arrivées (293.000 touristes recensés). Madagascar a la volonté de 
s'engager dans une gestion durable de son tourisme respectant les principes de bonne 
gouvernance de la destination, de ses ressources, humaines, naturelles et culturelles.  
 
Le pays entend ainsi contribuer activement à la réalisation des Objectifs de Développement 
Durable (ODD) des Nations Unies à l’horizon 2030.

Figure 11 : Parc maritime Mananara-Nord        Figure 12: Flamant Rose du lac Tsimanampetsotsa 
Madagascar est un pays rural dans lequel 80% de la population vivent de l’agriculture. Le 
potentiel agricole est cependant fort, mais les rendements souffrent de la détérioration des sols 
causée par la déforestation et d’un manque de financement pour investir dans de nouveaux 
équipements. Par ailleurs, Madagascar est très exposé aux effets du changement climatique qui 
affaiblissent ses systèmes écologiques et menacent d’accentuer les problèmes liés aux 
rendements.  
Le gouvernement malagasy met en place des projets pour appuyer techniquement les 
agriculteurs avec des pratiques agricoles durables avec un meilleur accès aux services d’irrigation 
et renforcer la gestion intégrée des ressources naturelles aux systèmes d’exploitation. Ainsi, les 
pratiques agroécologiques devraient ainsi permettre d’améliorer la productivité des sols, soutenir les 
revenus des paysans et apporter une meilleure résistance des territoires au changement climatique. 
 
Figure 13 : Rizière dans les hauts plateaux,       Figure 14 : Vannerie de Madagascar 
 
Madagascar est particulièrement exposée au changement climatique. L'ile a en effet été 
classée septième pays le plus affecté par le changement climatique en 2017 par le « Global 
Climate Risk Index ». On constate une augmentation de l’émission nationale et une aggravation 
des impacts du réchauffement planétaire. Il en résulte de l’insécurité alimentaire dû à l’allongement 
de la saison sèche, inondations, cyclones et tous les impacts induits. 
L'augmentation du niveau de gaz carbonique dans l'atmosphère entraîne un réchauffement 
et une acidification des océans qui menacent les écosystèmes coralliens et les autres habitats 
marins à forte valeur économique et écologique.  
Enfin, l'élévation du niveau de la mer autour de Madagascar, qui a le littoral le plus long de 
tous les pays d'Afrique, font subir aux communautés et aux habitats des dégâts encore plus 
importants à cause des cyclones et des inondations.

Un grand défi pour Madagascar est d’arriver à réduire la consommation en énergie fossile 
sans compromettre les activités économiques qui en dépendent, à travers l’introduction d’autres 
formes d’énergie de substitutions.  
Le 22 avril 2016 à New York, plus de 170 pays ont signé l’Accord de Paris dont Madagascar 
représenté par le Ministre des Affaires étrangères. Madagascar priorise la lutte contre les 
changements climatiques en l’inscrivant dans la Politique Émergence Madagascar 2019-2023. En 
outre, Madagascar s’est engagé en cohésion avec les efforts mondiaux en ratifiant tous les traités 
climatiques. Ainsi l’accord de Paris du 22 avril 2016 a été ratifié par la Loi n°2016-019 autorisant la 
ratification de l’Accord de Paris de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements 
Climatiques. 
En octobre 2010, l’Assemblée de l’OACI (37e session) est parvenue à un accord mondial qui 
a fixé de nouveaux points de référence pour l’objectif de l’OACI concernant l’aviation et les 
changements climatiques. Cet accord est un plan d’action qui guidera les 190 États membres de 
l’Organisation jusqu’en 2050 et qui les invite à soumettre volontairement à l’OACI leurs plans 
d’action nationaux en vue de réduire les émissions de CO2 provenant de l’aviation civile 
internationale. 
 
 
Figure 15 : Centrale solaire d’Ambatolampy         Figure 16 : Parcs éoliens d'Ivovona Antsiranana 
Suite à la Résolution A37-19, l’Assemblée a demandé au Conseil de poursuivre, avec le 
soutien des États membres et des organisations internationales, l’examen de la faisabilité d’un 
régime mondial de « Global Market Based Measures (MBM) » en réalisant d’autres études sur les 
aspects techniques, les avantages pour l’environnement, les incidences économiques et les 
modalités d’exécution d’un tel programme, en tenant compte des résultats des négociations menées 
au sein de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et 
d’autres faits nouveaux à l’échelle internationale, et de rendre compte des progrès réalisés à la 38e 
session de l’Assemblée de l’OACI en 2013. 
Dans le but d’accentuer son soutien aux États Membres pour  la mise en œuvre de leurs 
Plans d’Action Nationaux, l’OACI a établi un nouveau partenariat avec l’Union Européenne (UE) 
dans le cadre du Projet d’Assistance OACI Phase II avec financement de l’Union Européenne.  
En 2020, Madagascar a été choisi pour de participer au projet d’assistance au Renforcement 
des capacités pour l’atténuation des émissions de CO2 de l’aviation internationale, Phase II.  
Le 24 juin 2020 Madagascar a notifié à l’OACI sa participation volontaire au régime de 
compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) pour la période 
initiale 2021 à 2023.

1. SECTEUR DE L’AVIATION CIVILE DE MADAGASCAR 
Étant une île, Madagascar est totalement dépendante de la connectivité de ses liaisons aériennes et 
maritimes pour son développement touristique. A cet effet, le transport aérien est une composante 
essentielle de son développement économique à travers ses liens et connexions car l’île doit 
disposer d’une meilleure connectivité internationale pour attirer les investissements internationaux et 
pour amplifier les échanges commerciaux avec le reste du monde.  
Conscient du rôle fondamental du secteur du transport aérien dans les stratégies de développement 
économique, le Gouvernement de la République de Madagascar a mis en place un certain nombre 
d’institutions chargées de piloter, de coordonner et de mettre en place les conditions favorables 
pour rendre ce secteur performant, sûr et dynamique. 
1.1 Administration de l’aviation civile 
L’administration de l’aviation civile est constituée du Ministère des Transports et de la Météorologie 
et de l’Autorité de l’Aviation Civile de Madagascar. 
 Ministère du Transport et de la Météorologie 
Le Ministère du Transport et de la Météorologie est la tutelle par excellence de l’Aviation Civile de 
Madagascar. Dans sa lettre de politique nationale du transport aérien à Madagascar, le ministère 
met en exergue la volonté de l’État à développer le transport aérien tout préservant l’environnement 
en incluant dans chaque démarche la prise en compte du développement durable. 
Le transport aérien est une composante essentielle du développement économique de Madagascar 
à travers ses liens et connexions avec le monde. Madagascar, étant une île, doit disposer d’une 
meilleure connectivité internationale pour attirer les investissements internationaux et pour amplifier 
les échanges commerciaux avec le reste du monde.  
Le Ministère du Transport et de la Météorologie définit les objectifs de la politique de l'État en 
matière d'aviation civile et assure le contrôle des résultats.  
 Édifier un système de transport aérien sûr, sécurisé et fiable ; 
 Faire du secteur aérien un maillon solide du développement économique du pays à travers 
la promotion du tourisme ; 
 Favoriser la connectivité pour faciliter les investissements aussi bien étrangers que 
nationaux et le transfert de connaissances et de technologies ; 
 Soutenir l'intégration économique de toutes les régions de l’Ile 
 
Ainsi, l’annexe au Décret N°2017-414 du 30 mai 2017 portant approbation de la Lettre de politique 
nationale du transport aérien à Madagascar stipule que : 4.2. L’aspect environnemental : « Le 
Gouvernement incite les acteurs de l’industrie aéronautique à Madagascar à : 
 Réduire les émissions de gaz à effet de serre ; 
 Promouvoir l'utilisation des énergies nouvelles et renouvelables. 
Tous les acteurs doivent se conformer aux réglementations en vigueur en particulier le Décret relatif 
à la Mise En Compatibilité des Investissements avec l’Environnement. »

 Autorité de l’Aviation Civile de Madagascar 
L’Autorité de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) est un Etablissement Public à caractère 
Industriel et Commercial (EPIC), placé sous la tutelle technique du Ministère des Transports et de la 
Météorologie et sous la tutelle financière du Ministre chargé des Finances et du Budget. L’ACM est 
chargée de l’élaboration et de l’exécution de la politique de développement de l’aviation civile, la 
conclusion des accords aériens et l’investigation en cas d’accidents ou incidents graves d’aviation. 
Dans l’exercice de ses attributions, l’ACM a pour missions entre autres : 
 d’exécuter la politique de l’État en matière d’aviation civile ; 
 d’élaborer, mettre en œuvre et surveiller l’application de la réglementation en matière 
de l’aviation civile conformément aux normes de l’OACI ; 
 de veiller au respect et au maintien des normes de sûreté et de sécurité et à 
l’efficacité et à la régularité du Transport Aérien, à la promotion de l’aviation civile à 
Madagascar, à la concurrence saine entre les exploitants et entre les prestataires 
d’installations et de services, à la protection de l’environnement ;  
 de conseiller le Ministre chargé de l’aviation civile en matière de politique de transport 
aérien tant intérieure qu’internationale et de veiller à son application. 
1.2 Industrie aéronautique 
L’industrie aéronautique de Madagascar est constituée de plusieurs institutions qui interviennent 
dans la gestion et l’exploitation de l’aviation civile. On peut ainsi citer les exploitants d’aéronefs, les 
fournisseurs de services de navigation aérienne, les exploitants d’aérodromes, les organismes 
nationaux de maintenance agréés, les organismes de formation agréés et les prestataires de 
services assurant l’assistance au sol. 
Madagascar compte 58 aéroports ouverts à la circulation publique dont 8 aéroports internationaux 
notamment Ivato (Antananarivo) – Mahajanga – Antsiranana – Nosy Be- Sainte Marie – Toamasina 
– Tolagnaro – Toliara. Tous ces aéroports sont gérés principalement par les sociétés Aéroports de 
Madagascar (ADEMA) et Ravinala Airports. 
 
Figure 17 : Aéroport de Madagascar

S’agissant de l’exploitation du trafic aérien, il existe à Madagascar onze (11) compagnies aériennes 
de droit malgache qui assurent les vols domestiques et régionaux notamment : 
Tableau 1 : Compagnies aériennes domestiques Tableau 2 : Compagnies aériennes étrangères 
 
Compagnie 
1 
Air Madagascar 
2 
Madagascar Trans Air 
3 
Madagasikara Airways 
4 
Sky Services 
5 
Service des Transports Aériens 
6 
Mission Aviation Fellowship 
7 
Aéromarine 
8 
Trans Océan Airways 
9 
Assist Aviation 
10 
GS Aviation 
11 
HFF Travel 
 
 
Figure 18 : Aérodrome de Manakara 
Le dynamisme du trafic aérien à Madagascar est propulsé par la présence de ces 10 compagnies 
nationales qui dénombrent 92 aéronefs dont 45 utilisés en transport commercial et 140 pilotes 
formés. Il est aussi lié à la présence de 3 Centres de formation aéronautiques ENEAM (Ecole 
Nationale d'Enseignement de l'Aéronautique), JDA (Jeunes Dynamiques de l'Aéronautique)  et 
CFAM (Centre de formation Aéronautique de Madagascar) et des compagnies étrangères 
opérant sur le sol malgache. 
La fourniture des services de navigation aérienne a été confiée à l’Agence pour la Sécurité de la 
Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) dans le cadre d’une convention qui 
regroupe près de dix-huit (18) États. La gestion de ces services est directement assurée par la 
Représentation de l’ASECNA à Madagascar. 
Enfin, les prestataires de services à l’instar de Madagascar Ground Handling (MHG) et le pool 
pétrolier fournissent aux compagnies aériennes une gamme complète de services aéroportuaires à 
forte valeur ajoutée incluant l’avitaillement, le nettoyage des aéronefs, le commissariat, le traitement 
des passagers, les opérations de trafic et de piste et la maintenance de matériel.  
Toute cette synergie d’action et d’acteurs concourent à améliorer les performances du transport 
aérien à Madagascar. 
 
Compagnie 
Nationalité 
1 
Air France 
France 
2 
Air Austral 
France (La Réunion) 
3 
Air Mauritius 
Maurice 
4 
Ethiopian Airlines 
Ethiopie 
5 
Kenya Airways 
Kenya 
6 
Neos 
Italie 
7 
Ewa Air 
France (Mayotte) 
8 
Airlink 
Afrique du Sud 
9 
Turkish Airlines 
Turquie 
10 Corsair 
France 
11 Air Seychelles 
France (Seychelles)

1.3 Évolution du trafic aérien 
Tableau 3 : Trafic domestique par nombre de passagers en 2018 
 
Traffic Domestique 2018 
 
Compagnie 
Nationalité 
Nb passagers 
1 
Air Madagascar 
Madagascar 
395.785 
2 
Madagascar Trans Air 
Madagascar 
11.441 
3 
Madagasikara Airways 
Madagascar 
6.027 
4 
Sky Services 
Madagascar 
3.359 
5 
Service des Transports Aériens 
Madagascar 
2.190 
6 
Mission Aviation Fellowship 
Madagascar 
1.949 
7 
Aéromarine 
Madagascar 
1.744 
8 
Trans Océan Airways 
Madagascar 
1.297 
9 
Assist Aviation 
Madagascar 
1.117 
10 GS Aviation 
Madagascar 
175 
11 HFF Travel 
Madagascar 
174 
 
Tableau 4 : Trafic international par nombre de passagers en 2018 
 
Traffic International 2018 
 
Compagnie 
Nationalité 
Nb passagers 
1 
Air Madagascar 
Madagascar 
154.742 
2 
Madagasikara Airways 
Madagascar 
985 
3 
Service des Transports Aériens 
Madagascar 
236 
4 
Madagascar Trans Air 
Madagascar 
209 
5 
Trans Océan Airways 
Madagascar 
177 
6 
Aéromarine 
Madagascar 
88 
7 
GS Aviation 
Madagascar 
36 
8 
Air France 
France 
126.285 
9 
Air Austral 
France (La Réunion) 
118.777 
10 
Air Mauritius 
Maurice 
87.587 
11 
Ethiopian Airlines 
Ethiopie 
86.240 
12 
Kenya Airways 
Kenya 
71.571 
13 
Neos 
Italie 
47.958 
14 
Ewa Air 
France (Mayotte) 
38.855 
15 
Airlink 
Afrique du Sud 
36.207 
16 
Turkish Airlines 
Turquie 
23.378 
17 
Corsair 
France 
17.407 
18 
Air Seychelles 
France (Seychelles) 
1.508 
19 
Meridiana 
Italie 
1.185

Tableau 5: Mouvements des aéronefs entre 2010 et 2019 
MOUVEMENTS (2010-2019) 
ANNÉE 
DOMESTIQUE 
Δ% 
INTERNATIONAL 
Δ% 
TOTAL 
COMMERCIAL 
Δ% 
2010 
14.387 
3,6 
7.354 
15,2 
21.741 
7,5 
2011 
14.506 
1% 
8.057 
10% 
22.563 
4% 
2012 
15.975 
10% 
8.317 
3% 
24.292 
8% 
2013 
11.958 
-25% 
6.717 
-19% 
18.675 
-23% 
2014 
12.926 
8% 
7.057 
5% 
19.983 
7% 
2015 
12.166 
-6% 
7.308 
4% 
19.474 
-3% 
2016 
12.863 
6% 
8.399 
15% 
21.262 
9% 
2017 
15.767 
23% 
9.698 
15% 
25.465 
20% 
2018 
21.129 
34% 
9.316 
-4% 
30.445 
20% 
Figure 19 : Evolution des mouvements domestiques, internationaux et combines entre 2010 et 2018 
Δ% : variation par rapport à l’année précédente.

Tableau 6 : Evolution des mouvements des passagers entre 2010 et 2019 
PASSAGERS (2010-2019) 
ANNÉE 
DOMESTIQUE 
Δ% 
INTERNATIONAL 
Δ% 
TOTAL 
COMMERCIAL 
Δ% 
2010 
572.925 
17,4 
625.707 
22,7 
1.198.632 
20,2 
2011 
622.440 
9% 
672.853 
8% 
1.295.293 
8% 
2012 
654.393 
5% 
736.550 
9% 
1.390.943 
7% 
2013 
611.840 
-7% 
678.855 
-8% 
1.290.695 
-7% 
2014 
635.300 
4% 
669.471 
-1% 
1.304.771 
1% 
2015 
497.470 
-22% 
673.569 
1% 
1.171.039 
-10% 
2016 
648.505 
30% 
738.215 
10% 
1.386.720 
18% 
2017 
702.226 
8% 
776.878 
5% 
1.479.104 
7% 
2018 
803.318 
14% 
794.351 
2% 
1.597.669 
8% 
Figure 20 : Evolutions des mouvements des passagers entre 2010 et 2019 
Δ% : variation par rapport à l’année précédente.

2. DÉMARCHE D’ELABORATION DU PLAN D’ACTION 
2.1 Équipe nationale du plan d’action 
En vue de mettre en place le plan d’action de Madagascar, un comité ad hoc pour l’élaboration du 
Plan d’Action pour la Réduction des Emissions de CO2 à l’aviation civile internationale a été créé 
marquant ainsi la volonté de l’industrie aérienne malagasy à appuyer et à travailler en concert avec 
l’OACI dans le but limiter l’impact de l’aviation malagasy sur l’environnement et le changement 
climatique. La décision N° 66 DGE / ENV du 09 mars 2021 déterminant l’organisation, les 
attributions et le fonctionnement d’un « comité CO2 » ad hoc, pour l’élaboration du Plan d’Action 
pour la Réduction des Emissions de CO2 à l’aviation civile internationale, pour l’État de Madagascar 
régit le comité ad hoc. Le comité CO2 ad hoc est placé sous l’autorité du Directeur Général de 
l’Aviation Civile de Madagascar. 
Les membres du comité Ad Hoc de Madagascar sont : 
 01 représentant du Ministère des Transports et de la Météorologie 
 01 représentant du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable 
 01 représentant du Ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures 
 05 représentants de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) 
 01 représentant de la compagnie aérienne Air Madagascar 
 01 représentant de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à 
Madagascar (ASECNA) 
 01 représentant du gestionnaire d’aérodrome « Ravinala Airports » 
 01 représentant du gestionnaire d’aérodrome de la société Aéroports de Madagascar 
(ADEMA) 
 01 représentant de l’organisme en charge de l’assistance en escale « Madagascar Ground 
Handling (MGH) 
2.2 Activités du Comité 
Le Comité Ad Hoc a tenu une dizaine de rencontres depuis sa création de Mars 2021 jusqu’à la 
validation du Plan d’action en Mars 2022. Compte tenu du contexte sanitaire lié à la COVID-19, la 
quasi-totalité des rencontres s’est tenue en ligne à l’exception de celle de lancement qui était en 
présentiel.  Tenant en compte les orientations du Doc 9988 de l’OACI, la démarche d’élaboration du 
Plan d’action a suscité une forte mobilisation et s’est appuyée sur l’expertise des différents 
partenaires. Aucune des étapes essentielles à la réflexion conduisant au plan d’action pour la 
réduction des émissions n’a été éludée : (i) l’estimation du scenario de référence pour la 
consommation de carburant et le trafic de l’aviation internationale, (ii) la sélection des mesures 
visant à atténuer les émissions de CO2 et à améliorer le rendement du carburant, (iii) l’estimation 
des résultats attendus pour chacune des actions sélectionnées et (iv) la détermination de 
l’assistance nécessaire pour la mise en œuvre du plan. 
Les partenaires ont livré en toute transparence leurs diagnostics et analyses de situations, présenté 
leurs visions et opinions, et partagé des pistes de solutions pour réduire les émissions de CO2 du 
secteur de l’aviation. L’ensemble de ces points de vue et suggestions ont servir de base pour cibler 
les mesures d’atténuation adéquates. 
Enfin, le plan d’action rédigé a été présenté au Comité Ad Hoc pour appréciation et enrichissement 
avant d’être porté à la validation du Directeur Général de l’Aviation Civile de Madagascar avant la 
soumission à l’OACI. Il faut souligner ici qu’il sera mis à jour sur une base triennale par le Comité Ad 
hoc.

3. SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE DES ÉMISSIONS DE CO2 
La méthodologie de l’OACI a été utilisée pour calculer le scenario de référence des émissions de 
CO2 de l’aviation internationale de Madagascar. Selon cette méthodologie, chaque État rend 
compte des émissions de CO2 provenant des vols internationaux effectues par des avions 
immatricules dans cet État. A cet effet, les données historiques de la compagnie Air Madagascar ont 
été considérées pour le calcul du bilan des émissions. Les données retenues portaient sur le trafic 
et la consommation de carburant uniquement pour l’année 2019 alors que 2050 a été retenue 
comme horizon temporel. 
Il est important de souligner que le scenario de référence vise à donner une représentation 
raisonnable de ce que serait la consommation de carburant et le trafic en l’absence d’intervention, 
c’est-à-dire si on continuait comme d’habitude en ne changeant rien. Pour définir ces prévisions, 
nous avons utilisé l’outil mis à la disposition des États par l’OACI appelé « Environmental Benefit 
TOOL (EBT) ».  
Du fait de la faible importance de la flotte d’Air Madagascar qui était en dessous de 10 aéronefs en 
2019 année d’utilisation des données historiques, nous avons sélectionné la méthode A dans l’outil 
qui élève d’un cran le trafic, les tonnes-kilomètres payantes (TKP) et la consommation de carburant 
(CC) afin de donner une représentation plus réaliste de l’effet d’un étouffement de la flotte lorsque la 
demande dépasse la capacité disponible. 
Pour y arriver projeter la croissance Des TPK à l’horizon 2050, nous avons utilisé le taux de 
croissance régional de 4% pour la zone Afrique/Océan Indien (AFI) par défaut indique dans la 
Circulaire 333 de l’OACI. Enfin, l’outil EBT a pu déterminer le volume de carburant projeté à 
l’horizon 2050 en utilisant le même taux de croissance que pour les TKP. 
Figure 21 : Scenario de référence.  
Les résultats du scenario de référence sont présentés dans le dans le graphique et le tableau ci-
dessous. Le graphique montre l’évolution des émissions de CO2 de l’aviation internationale 
malgache passant de 152 233 tonnes de CO2 (tCO2) en 2019 à 494 757 tCO2 en 2050, soit une 
augmentation de 342 524 tCO2. Les valeurs du tableau ci-dessous comprennent les projections de 
croissance du trafic, des volumes de carburant à consommer, des émissions internationales de CO2 
et du rendement de carburant entre l’année de référence 2019 et l’horizon temporel 2050.

Tableau 7 : Valeurs annuelles de carburant consomme, TKP, Emissions de CO2 et rendement sous 
le scenario de référence de 2019 à 2050 
SCENARIO DE REFERENCE 
Année 
TKP International 
Carburant consommé 
International (t) 
Emissions de CO2 
International (t) 
Rendement 
de carburant 
2019 
133,698.00 
48,175.00 
152,233 
0.36 
2020 
133,698.00 
48,175.00 
152,233 
0.36 
2021 
133,698.00 
48,175.00 
152,233 
0.36 
2022 
133,698.00 
48,175.00 
152,233 
0.36 
2023 
150,410.25 
54,196.88 
171,262 
0.36 
2024 
150,410.25 
54,196.88 
171,262 
0.36 
2025 
167,122.50 
60,218.75 
190,291 
0.36 
2026 
167,122.50 
60,218.75 
190,291 
0.36 
2027 
167,122.50 
60,218.75 
190,291 
0.36 
2028 
183,834.75 
66,240.63 
209,320 
0.36 
2029 
183,834.75 
66,240.63 
209,320 
0.36 
2030 
200,547.00 
72,262.50 
228,350 
0.36 
2031 
200,547.00 
72,262.50 
228,350 
0.36 
2032 
217,259.25 
78,284.38 
247,379 
0.36 
2033 
217,259.25 
78,284.38 
247,379 
0.36 
2034 
233,971.50 
84,306.25 
266,408 
0.36 
2035 
233,971.50 
84,306.25 
266,408 
0.36 
0,30
0,35
0,40
145 000
195 000
245 000
295 000
345 000
395 000
445 000
495 000
545 000
Rendement de 
carburant (L/tkm) 
Émissions  
de CO2 (t) 
Scénario de reference des emissions de CO2  
de l'aviation internationale 
CO2 Emissions (kg)
Fuel Efficiency (L/tkm)

2036 
250,683.75 
90,328.13 
285,437 
0.36 
2037 
267,396.00 
96,350.00 
304,466 
0.36 
2038 
267,396.00 
96,350.00 
304,466 
0.36 
2039 
284,108.25 
102,371.88 
323,495 
0.36 
2040 
300,820.50 
108,393.75 
342,524 
0.36 
2041 
300,820.50 
108,393.75 
342,524 
0.36 
2042 
317,532.75 
114,415.63 
361,553 
0.36 
2043 
334,245.00 
120,437.50 
380,583 
0.36 
2044 
350,957.25 
126,459.38 
399,612 
0.36 
2045 
367,669.50 
132,481.25 
418,641 
0.36 
2046 
384,381.75 
138,503.13 
437,670 
0.36 
2047 
384,381.75 
138,503.13 
437,670 
0.36 
2048 
401,094.00 
144,525.00 
456,699 
0.36 
2049 
417,806.25 
150,546.88 
475,728 
0.36 
2050 
434,518.50 
156,568.75 
494,757 
0.36

4. LISTE DES MESURES D’ATTENUATION SELECTIONNÉES 
Pour avoir une action concomitante du secteur de l’aviation malgache en termes de réduction des 
émissions de CO2 issues de l’aviation internationale, le Comité a retenu 14 mesures d’atténuation 
du panier des mesures mis à la disposition des États par l’OACI. Cette section explore les mesures 
d'atténuation identifiées à Madagascar pour réduire les émissions de CO2 de l'aviation 
internationale. Elle donne d'abord un aperçu des ambitions nationales en matière d'énergie propre 
et du paysage de l'État qui pourraient être mis à profit pour soutenir la transition vers une aviation 
durable. Elle présente en outre les mesures quantifiées dans ce plan d'action. Les listes de mesures 
d'atténuation sélectionnées sont décrites plus en détail à l'annexe 2. 
4.1 Aperçu des objectifs énergétiques et climatiques à Madagascar 
Pour promouvoir une énergie propre et abordable, Madagascar a élaboré sa Nouvelle Politique de 
l’Énergie 2015-2030, Cette politique s’appuie entre autres sur la promotion des énergies 
renouvelables et de l’efficacité énergétique. En particulier, la politique vise à faire passer de 15 à 
70% le taux de desserte des ménages en électricité ou éclairage moderne a des prix abordables, en 
faisant recours aux énergies renouvelables dans le but de préserver le patrimoine écologique et 
participer à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques et leurs répercussions. En 
particulier, Madagascar a une cible de production d’électricité utilisant 80% de ressources 
renouvelables d’ici 2030. La politique vise également à réduire la dépendance énergétique du pays.  
Elle prévoit en outre la production d’électricité provenant a 75% de l’hydroélectricité, 5% de l’éolien, 
5% du solaire, soit 85 % de sources d’énergie propres.  
Ce Plan d’Action pour la réduction des émissions de CO2 de l’Aviation Internationale, élaboré par 
l’Équipe Nationale du Plan d’Action et les parties prenantes s’aligne sur les objectifs de Madagascar 
en matière d’énergie et de climat. Le pays reste ouvert aux opportunités d’étude de faisabilité pour 
l’utilisation des énergies renouvelables et des biocarburants dans le secteur de l’aviation. Cette 
transition énergétique nécessitera l’accompagnement des Partenaires Techniques et Financiers de 
Madagascar.  
4.2 Carburants d’aviation durables 
En ce qui concerne les biocarburants, dans le monde entier, des progrès significatifs ont été réalisés 
dans la production et l'utilisation de carburants d'aviation durables. Ces opportunités n'ont pas été 
suffisamment explorées à Madagascar à ce jour. L’économie de Madagascar est sujette à des 
risques exogènes difficilement maîtrisables qui augmentent les risques de réduction de compétitivité 
et de rentabilité, et de ralentissement de la croissance économique. Un grand défi pour Madagascar 
est d’arriver à réduire la consommation en énergie fossile sans compromettre les activités 
économiques qui en dépendent, à travers l’introduction d’autres formes d’énergie de substitutions. 
Parmi ces formes d’énergie de substitutions figurent les biocarburants, une solution énergétique à 
livraison polymorphe (agrodiesel ; agroéthanol), dont la production arrive déjà à remplacer une 
proportion significative des combustibles fossiles consommée au Brésil (IRENA 2016), et qui 
commence à être développé dans de nombreux pays voisins de Madagascar (Afrique du Sud, 
Angola, Éthiopie, Kenya, Malawi, Mali, Mozambique, Ouganda, Zambie ; IRENA 2016). Selon

PAD/COPAD/WWF/PNUD (2011) et IRENA (2016), l’estimation des potentiels actuellement évalués 
de Madagascar la situe au même rang que de nombreux pays africains.  
Dans une perspective d’introduire la substitution de l’essence et du gasoil, Madagascar aurait 
besoin de 17 600 mètres cubes d’agroéthanol en 2020 et de 72 000 m3 en 2030. Pour l’agrodiesel, 
les besoins seraient respectivement de 63 200 m3 en 2020, à 206 000 m3 en 2030 
(PAD/COPAD/WWF/PNUD, 2011). La promotion de la production et de l’utilisation des 
biocarburants s’avère ainsi inévitables si on vise un développement soutenu et durable de notre 
économie. 
La présente initiative ne se limite pas seulement à la promotion de l’utilisation d’énergie verte en 
substituant les énergies fossiles. En effet, elle apporte également sa part de contribution dans la 
résolution des problèmes liés à l’utilisation excessive des bois-énergies et des énergies fossiles 
exposés ci-dessous (déforestation, pollution de l’air, émissions de gaz à effet de serre, émanation 
des particules dangereuses dans l’atmosphère, etc.) par la promotion de l’utilisation des produits 
dérivés issus de la production des biocarburants. 
Un certain nombre de littérature ont mis en évidence que le développement de la filière 
biocarburants à Madagascar est confrontée (1) aux lacunes en matière de cadres de 
réglementation ; (2) les lourdeurs administratives engendrées par une manque de clarification des 
rôles des différents acteurs ; (3) l’absence d’une structure nationale multisectorielle mandatée pour 
faciliter l’octroi des diverses autorisations ; et (4) l’insuffisance des recherches scientifiques 
conduisant vers l’instauration de spécifications techniques précises des produits. Parallèlement, de 
nombreuses contraintes qui entravent le bon développement de cette filière ont été identifiées et qui 
nécessitent des interventions : respect des normes de protection environnementale ; changement 
possible d’affectation des terres vouées à l’agriculture et les risques d’insécurité alimentaire y 
afférents ; déforestation et érosion de la biodiversité avec le passage vers une tendance 
monoculturale ; maîtrise de la qualité des produits ; pérennisation des projets ; capitalisation des 
acquis ; l’absence de mécanisme permettant de répondre à une demande soutenue en 
biocarburants, etc. 
 Madagascar n’est pas encore un producteur de biocarburants, mais peut à priori en être considéré 
comme un futur pôle étant donné que la Nouvelle Politique Énergétique (NPE) de l’État malgache 
est totalement orientée vers la diffusion massive des énergies renouvelables (Ministère de l’énergie 
et des Hydrocarbures, 2015). 
 Potentialité en Agrocarburant 
 
A Madagascar les matières premières potentielles pour la production d’agrocarburant sont très 
diversifiées au niveau national. Sans considération des destinations finales des produits, 
nombreuses sont les matières premières potentielles déjà existantes. Pour la production 
d’agroéthanol, ce sont la canne à sucre (69 820 ha), le manioc (378 290 ha), le maïs (306 392 ha) 
et les sons de riz dans les zones rizicoles qui présentent une potentialité intéressante du point de 
vue quantitatif et qualitatif. D’autres plantes telles que le jacquier, banane et ananas peuvent être 
classées comme telles. Et pour la production d’agrodiesel, le Jatropha, le ricin, le coton, le soja et le 
palmier à huile s’avèrent les plus connus. D’autres plantes comme les kapokiers et Pongamia 
Pinnata, aleurites, qui ont fait des objets de recherche d’adaptation à Madagascar avec des 
résultats probants, mais non suivi de diffusion. La famille des Aricacées comporte aussi plusieurs 
espèces qui méritent d’être explorées. Néanmoins, le Jatropha et la canne à sucre restent les 
matières premières les plus utilisées pour la production de   biocarburant à Madagascar.

Potentiel en surface 
 
Sur une superficie totale de 59 179 951 ha, les zones exploitables sont estimées à 16 211 876 ha 
(27%), les zones exploitables sous condition se chiffrent à 17 387 895 ha (29%), et enfin les zones 
à exclure qui s’élèvent à 25 580 181 ha (43%). 
 
 
Tableau 8:"Potentialité en superficie par région"1 
En somme, jusqu’à aujourd’hui Madagascar ne dispose pas actuellement de cadres règlementaires 
sur les activités en matière de biocarburant. La politique et la stratégie en matière de biocarburant 
est inculquée dans la lettre de politique de l’Aval pétrolier, mais elle est en cours d’adoption aux 
différentes instances. En outre, un projet de code pétrolier aval inscrit la règlementation de la filière 
biocarburant et reste en attente d’adoption aux différentes entités concernés (Parlement, Conseil 
des Ministres).  
Le Ministère en charge des hydrocarbures a déjà entamé la promotion des biocarburants depuis 
2010 à travers l’introduction d’un Projet d’Investissement Public (PIP) intitulé « Promotion à 
l’utilisation des Biocarburants » mais n’a pas abouti sur le long terme.  Une cinquantaine 
d’entreprise et d’association dont TOZZI GREEN, JATROGREEN, NEO, D1 Oils, Association 
MIHARY, Association Kolo HARENA ont entamé leurs activités, mais leurs projets ont été 
suspendus ou arrêtés définitivement.  
Face à tout ce qui précède, il serait important d’envisager dans le cadre de ce plan d’action la 
possibilité d’une étude de faisabilité pour faciliter l’adoption des  politiques ou standards et des 
                                                          
1 Source : Potentiel de production d’agrocarburant durable de Madagascar et besoins en agrocarburant à l’échelle nationale et les 
opportunités à l’exportation/ WWF (2011)

textes règlementaires visant à favoriser le développement la promotion de la production des 
carburants alternatifs à Madagascar.  
Les résultats de cette étude permettront d’envisager la relance des projets suspendus de la filière 
de biocarburant à partir de laquelle une connexion serait envisagée avec le secteur de l’aviation 
civile malgache. (voir quantification estimée Annexe 2)  
4.3 Amélioration dans l’exploitation 
 Gestion du trafic aérien 
Il faut rappeler que Madagascar est dans un espace aérien couvrant une superficie de 16 100 000 
km², réparti en 6 régions d'information en vol (FIR) dont la FIR Antananarivo. Dans le cadre de 
l’amélioration de la qualité de la fourniture des services de la navigation aérienne et en accord avec 
l’OACI notamment sur les Futurs Systèmes de Navigation (FANS), l’ASECNA a mis en œuvre : (voir 
quantification estimée Annexe 2) 
Figure 22 : FIR Antananarivo 
 
 Opérations sur routes directes 
Des opérations sur route directe permettant la réduction du temps de vol et l’économie de carburant 
ont été mises en œuvre en octobre 2021, dans la FIR Antananarivo au-dessus du niveau de vol FL 
290. 
Dans le cadre de ce plan d’action, l’ASECNA Madagascar prévoit poursuivre ses efforts en matière 
d’organisation de l’espace aérien, de conception de procédures de vol et de gestion du trafic aérien, 
 Procédures SID et STAR 
Les 
SID 
(Standard 
Instrument 
Departure) et les STAR (Standard 
Instrument Arrival) sont produites dans 
le but d'accélérer le flux sûr et efficace 
du trafic aérien opérant à destination et 
en provenance de la même piste ou de 
pistes 
différentes 
sur 
le 
même 
aérodrome ou sur des aérodromes 
voisins. Ces procédures ont été mises 
en 
œuvre 
depuis 
2004 
sur 
les 
aérodromes 
d’Antananarivo 
et 
de 
Mahajanga. 
 Guidage RADAR 
Le guidage RADAR permet la réduction 
des espacements, l’autorisation des 
routes directes à l’arrivée comme au 
départ, l’économie d’échelle pour les 
compagnies 
aériennes, 
réduction 
d’émission de CO². Il a été mis en œuvre 
depuis 
mars 
2018 
dans 
la 
TMA 
d’Antananarivo.

basés sur les nouveaux concepts d’opérations et d’optimisation pour gérer le trafic aérien dans les 
espaces et au voisinage immédiat des aéroports internationaux de façon à, en toute sécurité́, 
réduire l’impact des émissions sur l’environnement. A cet effet, trois mesures ont été retenues 
notamment la mise en œuvre des opérations de montées continues (CCO) et de descente 
continues (CDO), et les mesures permettant de tirer pleinement parti des capacités RNAV/RNP afin 
de pallier l’absence de moyens de radionavigation et de raccourcir le trajet d’approche des aéronefs 
dans les aéroports internationaux de Nosy-Be, Antsiranana, Sainte Marie, Toliary et Taolagnaro. 
 Opérations sur les aéronefs 
La compagnie Air Madagascar s’applique activement à participer à l’effort international de réduction 
des émissions de CO2. Elle disposait depuis 2012 pour les vols Long Courrier de deux A340-300. 
Ces appareils ne sont plus utilisés actuellement et remplacés en « wet lease » par des avions de 
nouvelle génération B787-900 et B787-800. 
Par ailleurs, elle a mis en place la politique « Fuel & Environmental Management » qui s’appuie 
sur deux piliers notamment l’optimisation de la flotte et l’amélioration continue de l’efficience de 
l’exploitation. 
L’intégration du paramètre « Efficience en consommation carburant et émission CO2 » figure parmi 
ses critères de choix d’avions pour sa flotte. L’impact de l’utilisation d’appareils économes en 
carburant est double : réduction du coût d’exploitation consécutive à une consommation carburant 
réduite et diminution des impacts environnementaux des émissions. 
Air Madagascar a mis en place depuis 2008 le « Fuel Saving Program », véritable outil 
d’optimisation de la Consommation dont l’objectif est de concevoir, mettre en place et effectuer un 
suivi-évaluation des initiatives de réduction de la consommation tout en respectant scrupuleusement 
la priorisation de la sécurité des vols (Safety First). Ce programme a principalement couvert les 
volets suivants (liste non exhaustive) : 
 
Optimisation du Centre de Gravité de l’avion 
 
Utilisation de valeurs statistiques de roulage et de valeurs calculés réelles des réserves 
 
Amélioration continue de la précision de la prévision de charge, 
 
Réduction de l’emport de poids inutiles (eau potable, lots de bord, etc.) 
 
Optimisation de la Conduite des vols par les équipages techniques  
 
Optimisation de la trajectoire et une meilleure utilisation de l’infrastructure. 
4.4 Amélioration dans les aéroports 
Les gestionnaires des aéroports internationaux de Madagascar font partie des acteurs qui se 
préoccupent de leur empreinte écologique et qui mettent en œuvre des actions dans différents 
domaines de l’environnement. A cet effet, de nombreuses mesures sont mises en place chaque 
année dans le but de diminuer la consommation énergétique dans les aéroports internationaux de 
Madagascar. On peut citer entre autres :  
 Le nouveau terminal de l’aéroport international d’Ivato - Antananarivo a obtenu la 
certification EDGE (Excellence in Design for Greater Efficiences) grâce aux résultats ci-

après: 33% d’économies d’énergie, 49% d’économies d’eau et 37% moins d’énergie 
incorporée dans les matériaux . 
 Deux centrales photovoltaïques ont été implantées à Nosy Be (370 kWh / mois) et à Ivato (2 
200 kWh / mois) pour éclairer les parkings pour véhicules. Par ailleurs, un projet 
d’alimentation en énergie solaire de l’aéroport de Nosy Be est en cours d’étude. 
 Ravinala Airports prépare actuellement la certification Airport Carbon Accréditation (ACA) 
niveau 1 pour Ivato et Nosy Be. 
Dans le cadre du plan d’action, une liste de mesures à mettre en place sur les plateformes 
aéroportuaires malgaches, avec leurs co-bénéfices sur l’aviation civile nationale, a été sélectionnée 
notamment : 
 L’utilisation de lampes économiques de type LED pour le nouveau terminal TC et l’utilisation 
systématique de LED à chaque remplacement d'ampoules sur les aéroports internationaux 
 Le stationnement en nose in et pushback avant le décollage, poste de stationnement en 
nose in et l’utilisation de matériel adéquat pour le pushback 
 Une étude et la construction d'une centrale photovoltaïque pour l'Aéroport de Nosy Be 
 Une étude sur la possibilité d'alimenter l'aéroport d'Ivato à partir d'énergie renouvelable 
éolienne 
 La mise en place du central photovoltaïque à l'aérodrome de TOLIARA 
 La mise en exploitation d'un escabeau autopropulsé à moteur électrique à l'aéroport de TNR 
 L’arrêt des moteurs du matériel de servitude au sol tournant inutilement au ralenti Gain de 
10mn / jour d'arrêt moteur par matériel à l'aéroport de TNR 
Toutes ces mesures sélectionnées combinées à celles déjà mises en œuvre permettront de 
réduire les émissions de CO2 dans le but d’atteindre la neutralité carbone. 
 
Figure 23: Eolienne verticale 
Le tableau ci-dessous présente une comparaison des quantités d’émissions de CO2 avant et après 
la mise en œuvre des mesures d’atténuation. De manière générale, on observe prévu une 
diminution de 3 043 tCO2 en de 2023 et de 4953 tCO2 annuellement à partir de 2024 pour un total 
de 136 774 tCO2 à l’horizon 2050.

Tableau 9 : Résultats attendus 
Année 
Emissions de CO2 avant 
la mise en œuvre des 
mesures d’atténuation 
(Tonnes) 
Emissions de CO2 après la 
mise en œuvre des 
mesures d’atténuation 
(Tonnes) 
Économie 
annuelle de 
carburant 
(Tonnes) 
% Économie 
annuelle de 
CO2 
2019 
152,233 
152,233 
0 
0 
2020 
152,233 
152,233 
0 
0 
2021 
152,233 
152,233 
0 
0 
2022 
152,233 
152,233 
0 
0 
2023 
171,262 
168,219 
3,043 
-1.78 
2024 
171,262 
166,309 
4,953 
-2.89 
2025 
190,291 
185,338 
4,953 
-2.60 
2026 
190,291 
185,338 
4,953 
-2.60 
2027 
190,291 
185,338 
4,953 
-2.60 
2028 
209,320 
204,367 
4,953 
-2.37 
2029 
209,320 
204,367 
4,953 
-2.37 
2030 
228,350 
223,396 
4,953 
-2.17 
2031 
228,350 
223,396 
4,953 
-2.17 
2032 
247,379 
242,426 
4,953 
-2.00 
2033 
247,379 
242,426 
4,953 
-2.00 
2034 
266,408 
261,455 
4,953 
-1.86 
2035 
266,408 
261,455 
4,953 
-1.86 
2036 
285,437 
280,484 
4,953 
-1.74 
2037 
304,466 
299,513 
4,953 
-1.63 
2038 
304,466 
299,513 
4,953 
-1.63 
2039 
323,495 
318,542 
4,953 
-1.53 
2040 
342,524 
337,571 
4,953 
-1.45 
2041 
342,524 
337,571 
4,953 
-1,45 
2042 
361,553 
356,600 
4,953 
-1.37 
2043 
380,583 
375,629 
4,953 
-1.30 
2044 
399,612 
394,659 
4,953 
-1.24 
2045 
418,641 
413,688 
4,953 
-1.18 
2046 
437,670 
432,717 
4,953 
-1.13 
2047 
437,670 
432,717 
4,953 
-1.13 
2048 
456,699 
451,746 
4,953 
-1.08 
2049 
475,728 
470,775 
4,953 
-1.04 
2050 
494,757 
489,804 
4,953 
-1.00

Le graphique suivant montre le niveau des émissions de CO2 avant et après la mise en œuvre des 
mesures. On observe une légère baisse des émissions après la mise en œuvre des mesures avec 
la courbe verte. Cet écart est visible entre les courbes de rendement du carburant avant et après la 
mise en œuvre des mesures d’atténuation.  
 
Figure 24 : Résultats attendus suite a la mise en œuvre des mesures 
 
 
0,28
0,33
0,38
0
100 000
200 000
300 000
400 000
500 000
600 000
Rendement de  
carburants  
(L/tkm) 
Emissions  
de CO2 (kg) 
Resultats attendus 
Baseline - CO2
E. Results - CO2 (trend)

5. FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ATTÉNUATION 
Tableau 10: Feuille de route de mise en œuvre des mesures 
 
Liste des mesures 
2021 
2022 
2023 
2024 
2025 
1 
Remplacement d’appareil long courrier 
 
 
 
 
 
2 
Réalisation d’une étude de faisabilité sur les carburants alternatifs 
 
 
 
 
 
3 
Mise en œuvre des procédures CCO dans les aéroports internationaux 
 
 
 
 
 
4 
Mise en œuvre des procédures CDO dans les aéroports internationaux  
 
 
 
 
 
5 
Mise en œuvre des RNAV/RNP pour raccourcir le trajet d’approche des 
aéronefs  
 
 
 
 
 
6 
Mise en place du stationnement en nose in et l’utilisation du pushback 
avant le décollage 
 
 
 
 
 
7 
Inclusion volontaire de Madagascar au CORSIA   
 
 
 
 
 
8 
Utilisation des LED pour le nouveau terminal TC et à chaque 
remplacement d’ampoules  
 
 
 
 
 
9 
Étude et construction d'une centrale photovoltaïque pour l'Aéroport de 
Nosy be 
 
 
 
 
 
10 
Étude sur la possibilité d'alimenter l'aéroport d'Ivato à partir d'énergie 
éolienne ou solaire 
 
 
 
 
 
11 
Mise en place du central photovoltaïque à l'aérodrome de TOLIARA 
 
 
 
 
 
12 
Mise en exploitation d'un escabeau autopropulsé à moteur électrique à 
l'aéroport de TNR 
 
 
 
 
 
13 
Arrêt des moteurs du matériel de servitude au sol tournant inutilement 
au ralenti

6. BESOINS D’ASSISTANCE 
Madagascar est très exposé aux effets du changement climatique qui affaiblissent ses systèmes 
écologiques et menacent d’accentuer les problèmes liés aux rendements. L'élévation du niveau de 
la mer autour de Madagascar, qui a le littoral le plus long de tous les pays d'Afrique, font subir aux 
communautés et aux habitats des dégâts encore plus importants à cause des cyclones et des 
inondations. 
La promotion de la production et de l’utilisation des biocarburants s’avère ainsi inévitables si on vise 
un développement soutenu et durable de notre économie. En effet, cette initiative apporte 
également sa part de contribution dans la résolution des problèmes liés à l’utilisation excessive des 
bois-énergies et des énergies fossiles exposés ci-dessous (déforestation, pollution de l’air, 
émissions de gaz à effet de serre, émanation des particules dangereuses dans l’atmosphère, etc.) 
par la promotion de l’utilisation des produits dérivés issus de la production des biocarburants 
Le domaine de l’aviation civile malagasy qui est en perpétuelle évolution ne doit plus rester 
insensible et inerte face au réchauffement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles à 
Madagascar. 
Ce plan d’action a été sollicité par l’OACI pour que chaque État prenne ses responsabilités et 
adopte une démarche consciente sur les émissions de CO2 dans l’aviation internationale 
Le plan d’action de Madagascar a pris en compte : 
 
des défis énergétiques auxquels le pays doit faire face ; 
 
des préoccupations environnementales liées à l‘écosystème marin et côtier ; 
 
de la conservation des eaux et des sols ; 
 
la valorisation économique de la biodiversité ; 
 
des pollutions sonores, atmosphériques et maritimes ; 
 
de la considération des changements climatiques et notamment les liens de ces derniers 
avec les conditions géographiques du pays. 
Dans cette optique, le plan d’action de Madagascar non seulement s’aligne avec la vision de l’Etat 
malgache en matière d’environnement mais aussi c’est une ligne directrice à suivre par l’industrie 
aéronautique malagasy en vue des résultats concrets et notables dans la prochaine. Le 24 juin 2020 
Madagascar à notifier à l’OACI sa participation volontaire au régime de compensation et de 
réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) pour la période initiale 2021 à 2023. 
Toutefois, pour avoir une action concomitante du secteur de l’aviation malgache dans la réduction 
des émissions de CO2, l’appui et le soutien technique de l’OACI et le soutien de l’UE seront de 
nouveau sollicité  et même vivement convié  dans l’avenir. Le fait est que Madagascar requièrent 
inévitablement l’assistance de l’OAC-dans certaines mesures adoptées et préconisées par 
Madagascar. Ces domaines sont les suivantes : 
 Carburant d'aviation durable : mise en place de base de règlementaire et Renforcement 
de capacité 
 Étude sur la possibilité d'alimenter l'aéroport d'Ivato à partir d'énergie renouvelable 
(éolienne et/ou solaire) : [Étude de faisabilité, financement à trouver] 
 Mise en place du central photovoltaïque à l'aérodrome de TOLIARA : [Étude de 
l'incidence du reflet des panneaux par rapport aux aéronefs en approche, financement à 
trouver] 
 
Il va sans dire que Madagascar compte honorer et respecter les mesures sélectionnées dans ce 
plan d’action. Les appuis et les soutiens de l’OACI et de l’UE permettront Madagascar en toute 
sérénité d’atteindre, avec les États membres de l’OACI, la résolution du 40ém session de 
l’assemblé de l’OACI : « Long Term global Aspiration Goal ».

ANNEXES 
1. DECISION PORTANT CREATION DU COMITE AH DOC

2. TABLEAU DETAILLE DES MESURES SELECTIONNEES 
INTITULÉ DE LA MESURE : Remplacement d’appareils long courrier 
CATEGORIE 1 : Normes et standards 
Description : Air Madagascar disposait depuis 2012 pour les vols Long Courrier de deux A340-300. 
Ces appareils ne sont plus utilisés actuellement et remplacés en wet lease par des avions de nouvelle 
génération B787-900 et B787-800 
Date de début 
2021 
Parties 
prenantes 
 Air Madagascar 
Date de mise en 
œuvre complète 
2022 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : 
 
A340-300 (avions utilisés auparavant): Age moyen 23 ans 
 
B787-800 utilisés actuellement par Air Madagascar : 5 ans 
 
Nombre d’heures de vol par aéronef : 3 890hr 
 
Consommation moyenne de carburant : 368 kg/hr 
Gains attendus : EBT 
 EC= 592,65t de carburant 
 Équivalant à : 592,65*3,16 = 1872,77 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
À déterminer 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
1872,77 tCO2 
Actions requises 
- 
Aucune 
 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Réalisation d’une étude de faisabilité sur les 
carburants alternatifs 
CATEGORIE 2 : Carburants d’aviation durables (SAF) 
Description :  
Études de faisabilité (Contacter MEH et MEDD) 
Adoption des nouvelles normes ou standards et d'autres textes réglementaires; 
Développement et promotion de recherche de production de biokérosène 
- Évaluation des ressources pour biocarburant d'aviation 
- Évaluation des sites pour la production des plantes à des fins biocarburant d'aviation à Madagascar 
- Détermination des promoteurs pour la production des biocarburants d'aviation 
- Réduire de façon progressive la quantité d'utilisation de carburants fossiles tout en l'utilisant 
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 MEH, OMH, ACM, 
MAEP, MATP, Centre 
des recherches 
Date de mise en œuvre 
complète 
2023 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : A définir 
Estimation du coût 
financier 
À déterminer 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Réalisation d’une étude de faisabilité 
- 
Recherche de financement

INTITULÉ DE LA MESURE : Mise en œuvre des procédures CCO dans les 
aéroports internationaux de Madagascar 
CATEGORIE 3 : Amélioration des opérations 
Description : Les opérations de montée continue sont des techniques d'exploitation d'aéronefs 
rendues possibles par la conception de l'espace aérien, la conception des procédures aux instruments 
et facilitées par le contrôle de la circulation aérienne (ATC). CCO permettent aux avions de suivre une 
trajectoire de vol flexible et optimale qui offre des avantages environnementaux et économiques 
majeurs  
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 ASECNA 
 Air Madagascar 
 ACM 
Date de mise en 
œuvre complète 
2023 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse 
 
Nombre de mouvements en 2019 : 956 
 
% de mise en œuvre : 80 - Économie de carburant par operation : 100 
Gains attendus : EBT 
 
EC = 76,48 tonnes de carburant 
Équivalant à : 76,48*3,16 = 241,67 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
200 000$ 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
241,67 tCO2 
Actions requises 
- 
Recherche de financement 
- 
Assistance technique 
 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Mise en œuvre des procédures CDO dans les 
aéroports internationaux de Madagascar 
CATEGORIE 3 : Amélioration des opérations 
Description : les opérations de descente continues sont des techniques d'exploitation d'aéronefs 
rendues possibles par la conception de l'espace aérien, la conception des procédures aux instruments 
et facilitées par le contrôle de la circulation aérienne (ATC). CDO permettent aux avions de suivre une 
trajectoire de vol flexible et optimale qui offre des avantages environnementaux et économiques 
majeurs  
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 ASECNA 
 Air Madagascar 
 ACM 
Date de mise en 
œuvre complète 
2023 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse 
 
Nombre de mouvements en 2019 : 957 
 
% de mise en œuvre : 80 - Économie de carburant par operation : 60 
Gains attendus : EBT 
 
EC = 45,94 tonnes de carburant 
Équivalant à : 45,94*3,16 = 145,17 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
200 000$ 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
145,17 tCO2 
Actions requises 
- 
Recherche de financement 
- 
Assistance technique

INTITULÉ DE LA MESURE : Mise en œuvre des RNAV/RNP pour raccourcir le 
trajet d’approche des aéronefs 
CATEGORIE 3 : Amélioration des opérations 
Description : Mesures permettant de tirer pleinement parti des capacités RNAV/RNP afin de pallier 
l’absence de moyens de radionavigation et notamment raccourcir le trajet d’approche des aéronefs 
Aéroports concernés: Nosy-Be, Antsiranana, Sainte-Marie, Toliary, Tolagnaro 
Date de début 
2019 
Parties 
prenantes 
 ADEMA 
Date de mise en 
œuvre complète 
2023 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse 
 
Nombre de mouvements en 2019 : 1913 
 
% de mise en œuvre : 60 – Temps dans l’espace non surveillé : 10 min 
 
Nombre de montées au niveau optimal : 3 
 
Consommation de carburant moyenne : 16 005 kg/hr 
Gains attendus : EBT 
 
EC = 370,35 tonnes de carburant 
Équivalant à : 370,35*3,16 = 1170,30 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
77 994 120 CFA 
(soit Ar 550 000 000) 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
1170,30 tCO2 
Actions requises 
- 
Assistance technique 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Mise en place du stationnement en nose in et 
l’utilisation du pushback avant le décollage 
CATEGORIE 3 : Amélioration des opérations 
Description : stationnement en nose in et pushback avant le décollage, Poste de stationnement en 
nose in - Utilisation de matériel adéquat pour le pushback 
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 ADEMA 
 Air Madagascar 
 Ravinala Airports 
Date de mise en 
œuvre complète 
2022 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse 
 
Nombre de mouvements en 2019 : 956 départs et 957 arrivées 
 
Consommation de carburant : A340-300 : 40 kg/mn - B787-800 : 23 
kg/mn 
 
Temps gagné : 3 min sur les arrivées et 5 min sur les départs 
Gains attendus : Règles empiriques 
 
EC = 3*0.04*957= 114.84t  -   5*0.04*956= 191.4t 
 
EC = 3*0.23*957= 66,03t    -     5*0.23*956= 109.9t 
Équivalant à : (114.84+191.4+66.03+109.0) = 482*3,16 = 1523,12 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
A déterminer 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
1523,12 tCO2 
Actions requises 
- 
Aucune

INTITULÉ DE LA MESURE : Inclusion volontaire de Madagascar au CORSIA   
CATEGORIE 4 : Mesures basées sur le marché 
Description : Inclusion volontaire de Madagascar dans le Régime de compensation et de réduction 
de carbone pour l'aviation internationale (CORSIA) 
Date de début 
2019 
Parties 
prenantes 
 ACM 
 Air Madagascar 
Date de mise en 
œuvre complète 
2023 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : À déterminer 
Gains attendus : À déterminer 
Estimation du coût 
financier 
À déterminer 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Renforcement des capacités 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Utilisation des LED pour le nouveau terminal TC et à 
chaque remplacement d’ampoules 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description: Utilisation de lampes économiques de type LED pour le nouveau terminal TC 
(opérationnel depuis décembre 2021), utilisation systématique de LED à chaque remplacement 
d'ampoules sur les deux aéroports 
Date de début 
2019 
Parties 
prenantes 
 
Ravinala Airports 
Date de mise en 
œuvre complète 
2025 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : À déterminer 
Gains attendus : À déterminer 
Estimation du coût 
financier 
25 000 € 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Achat et remplacement des ampoules par des modèles LED

INTITULÉ DE LA MESURE : Étude et construction d'une centrale photovoltaïque 
pour l'Aéroport de Nosy be 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description : réaliser une étude de faisabilité et démarrer la construction d'une centrale photovoltaïque 
pour l'Aéroport de Nosy be afin d’augmenter la part d'énergie renouvelable dans la consommation 
(objectif : 35 à 60% en énergie verte) 
Date de début 
2021 
Parties 
prenantes 
 Ravinala Airports 
Date de mise en 
œuvre complète 
2024 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : À déterminer 
Gains attendus : À déterminer 
Estimation du coût 
financier 
100 000 € 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Etude en cours 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Étude sur la possibilité d'alimenter l'aéroport d'Ivato 
à partir d'énergie éolienne (Turbine tulip) 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description : réaliser une étude sur la possibilité d'alimenter l'aéroport d'Ivato à partir d'énergie 
renouvelable éolienne (turbine tulip) afin d’alimentation de toute ou partie de la consommation en 
énergie à partir de sources renouvelables  
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 Ravinala Airports 
Date de mise en 
œuvre complète 
2024 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : À déterminer 
Gains attendus : À déterminer 
Estimation du coût 
financier 
100 000 € 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Financement de l’étude 
- 
Assistance technique

INTITULÉ DE LA MESURE : Mise 
en 
place 
du 
central 
photovoltaïque 
à 
l'aérodrome de TOLIARA 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description : Mise en place du central photovoltaïque à l'aérodrome de TOLIARA. La centrale 
photovoltaïque produit une énergie 100 % renouvelable et permet à la société la production annuelle de 
65 KWH pour les infrastructures /installations au niveau de l’aérodrome de Toliara 
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 ADEMA  
 MTTM 
Date de mise en 
œuvre complète 
2024 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse : À déterminer 
Gains attendus : À déterminer 
Estimation du coût 
financier 
150 000 000Ar 
Besoin 
d’assistanc
e 
Oui 
Économie de CO2 
À déterminer 
Actions requises 
- 
Etude de l'incidence du reflet des panneaux par rapport aux aéronefs 
en approche 
- 
Mise à jour de l'étude technique 
- 
Recherche de financement 
 
INTITULÉ DE LA MESURE : Achat et mise en exploitation d'un escabeau 
autopropulsé à moteur électrique à l'aéroport de TNR 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description : Achat et mise en exploitation d'un escabeau autopropulsé à moteur électrique à l'aéroport 
de TNR.  
Réduction de 3,56% de consommation de gasoil par an 
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 MGH 
Date de mise en 
œuvre complète 
2022 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse :  
Consommation de gasoil d’un escabeau : 15l par jour  
Gains attendus : Règles empiriques 
 
EC = 1*15*365= 5,47t par an  
Équivalant à : 5,47*3,16 = 17,28 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
589 745 620Ar 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
17,28 tCO2 
Actions requises 
- 
Aucune

INTITULÉ DE LA MESURE : Arrêt des moteurs du matériel de servitude au sol 
tournant inutilement au ralenti 
CATEGORIE : Amélioration des aéroports 
Description : Arrêt des moteurs du matériel de servitude au sol tournant inutilement au ralenti. Gain de 
10mn / jour d'arrêt moteur par matériel à l'aéroport de TNR 
Date de début 
2022 
Parties 
prenantes 
 MGH 
Date de mise en 
œuvre complète 
2022 
Détails sur la 
quantification 
Hypothèse :  
 
Temps gagné = 10mn/j soit, à peu près 60h/an 
 
Consommation globale de tous les GSE à 144l/h pour une utilisation 
moyenne de 3h/j 
Gains attendus : Méthodologie de l’Etat 
 
EC = 60*144= soit 8,60t par an  
Équivalant à : 27,17*3,16 = 85,87 tCO2 
Estimation du coût 
financier 
À déterminer 
Besoin 
d’assistanc
e 
Non 
Économie de CO2 
85,87 tCO2 
Actions requises 
- 
Aucune

3. LES ENGAGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX D’AIR MADAGASCAR 
 
Préserver l’environnement : 
Air Madagascar dispose de 5 parcelles de terrain au site de reboisement à Ampangabe. Depuis 
1986, 34 000 arbres y ont été déjà plantés. 
 
Impliquer l’homme : 
A travers des activités de mécénat la compagnie Air Madagascar renforce son engagement social et 
environnemental. A titre d’exemple, la compagnie a déjà collaboré avec l’ONG Fanamby dans la 
mise en place d’une gestion durable et participative de la Nouvelle Aire Protégée d’Anjozorobe. 
 
Optimiser ses consommations de carburant avion en vue de réduire l’émission de 
CO2 
Air Madagascar s’applique activement à participer à l’effort international de réduction des émissions 
de CO2. La politique « Fuel & Environmental Management » de notre Compagnie s’appuie sur deux 
piliers: 
 Optimisation de la flotte, 
 Amélioration continue de l’efficience de l’exploitation. 
 Optimisation de la flotte : Agir sur le futur 
L’intégration du paramètre « Efficience en consommation carburant et émission CO2 » figure 
parmi nos critères de choix d’avions pour notre flotte. L’impact de l’utilisation d’appareils économes 
en carburant est double : réduction du coût d’exploitation consécutive à une consommation 
carburant réduite et diminution des impacts environnementaux des émissions. Actuellement, Air 
Madagascar a commencé d’utiliser en « wet lease » des B787-800 en remplacement de ses A340-
300 et envisage à moyen terme de louer en dry lease de nouveaux gros porteurs en vue de réduire 
son impact environnemental. 
 Amélioration continue de l’exploitation : Etre efficient pour le présent 
Air Madagascar a mis en place depuis 2008 le « Fuel Saving Program », véritable outil 
d’optimisation de la Consommation dont l’objectif est de concevoir, mettre en place et effectuer un 
suivi-évaluation des initiatives de réduction de la consommation tout en respectant scrupuleusement 
la priorisation de la sécurité des vols (Safety First). Ce programme a principalement couvert les 
volets suivants (liste non exhaustive): 
 
Optimisation du Centre de Gravité de l’avion 
 
Utilisation de valeurs statistiques de roulage et de valeurs calculés réelles 
des réserves, 
 
Amélioration continue de la précision de la prévision de charge, 
 
Réduction de l’emport de poids inutiles (eau potable, lots de bord, ….), 
 
Optimisation de la Conduite des vols par les équipages techniques  
 
Optimisation de la trajectoire et une meilleure utilisation de l’infrastructure.

4. PRESENTATION ASECNA 
L'ASECNA est un établissement public international. Créée à Saint Louis du Sénégal le 12 
décembre 1959, l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar 
(ASECNA) assure une mission essentielle, la sécurité de la navigation aérienne. Dans un espace 
aérien couvrant une superficie de 16 100 000 km², réparti en 6 régions d'information en vol (FIR) 
dont la FIR Antananarivo.  
A ce titre, l’ASECNA est chargée dans la FIR Antananarivo de : 
 La fourniture des services de la circulation aérienne d’approche et d’aérodrome sur les 
aérodromes d’Ivato, de Mahajanga et de Toamasina ; 
 La fourniture des services de la circulation aérienne en route et d’information de vol dans le 
reste de la FIR d’Antananarivo ; 
 Les services de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs sur ces aérodromes ; 
 La gestion et la publication des informations aéronautiques ; 
 L’assistance météorologique à la navigation aérienne. 
 Le maintien en condition opérationnelle, à l’exploitation des équipements et installations, des 
systèmes de communication, de navigation, de surveillance et de gestion du trafic aérien ainsi 
que de météorologie aéronautique, 
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de la fourniture des services de la navigation aérienne 
et en accord avec l’OACI notamment sur les Futurs Systèmes de Navigation (FANS), l’ASECNA a 
mis en œuvre : 
 
Procédures SID et STAR : 
Les SID (Standard Instrument Departure) et les STAR (Standard Instrument Arrival) sont produites 
dans le but d'accélérer le flux sûr et efficace du trafic aérien opérant à destination et en provenance 
de la même piste ou de pistes différentes sur le même aérodrome ou sur des aérodromes voisins. 
Ces procédures ont été mises en œuvre depuis 2004 sur les aérodromes d’Antananarivo et de 
Mahajanga. 
 
Guidage RADAR : 
Le guidage RADAR permet la réduction des 
espacements, 
l’autorisation 
des 
routes 
directes à l’arrivée comme au départ, 
l’économie d’échelle pour les compagnies 
aériennes, réduction d’émission de CO². Il a 
été mis en œuvre depuis mars 2018 dans la 
TMA d’Antananarivo. 
 
Opérations sur routes directes : 
Des opérations sur route directe permettant 
la réduction du temps de vol et l’économie 
de carburant ont été mises en œuvre en 
octobre 2021, dans la FIR Antananarivo au-
dessus du niveau de vol FL 290.

5. PRESENTATION DE RAVINALA AIRPORTS 
Suite à un appel d’offre réalisé par l’État Malagasy, RAVINALA AIRPORTS, regroupant Méridiam, 
ADP International, Bouygues Bâtiment International et Colas, a été sélectionné pour mener à bien 
l’exploitation, la maintenance, le développement et le financement des aéroports internationaux 
d’Antananarivo (Ivato) et de Nosy Be (Fascène), pour une durée de 28 ans. Toutes les 
compétences nécessaires pour mener à bien ce projet y sont représentées : gestion d’aéroports, 
construction de routes et de bâtiments et investissements à long terme. Les sociétés membres de 
RAVINALA AIRPORTS ont une très forte expérience internationale et fournissent des services 
identiques dans nombre d’aéroports dans le monde. 
Les objectifs de RAVINALA AIRPORTS sont de développer la capacité de ces deux aéroports 
internationaux, de réaménager les installations existantes, de les remettre aux normes de sécurité 
et de protection de l’environnement, d’améliorer la qualité des services aéroportuaires, de satisfaire 
les exigences des clients (compagnies aériennes, passagers, commerces, fret, Aviation Générale) 
afin d’accroître leur satisfaction de manière durable et participer au développement économique de 
Madagascar grâce à sa stratégie de développement de routes aériennes. 
Le projet fait actuellement travailler plus de 1 000 personnes directement et indirectement. Pour 
atteindre ses objectifs, RAVINALA AIRPORTS s’engage à faire un transfert d’expérience 
internationale auprès de ses collaborateurs. 
L’investissement global est de plus de 200 millions d’€. A l’issue des travaux de rénovation, les 
infrastructures aéroportuaires et les terminaux passagers seront neufs ou intégralement rénovés.

6. PRESENTATION DE L’ADEMA 
Le changement d’orientation politique, en 1975, a conduit l’Etat Malagasy à reprendre la gestion des 
aéroports du pays par l’intermédiaire du Ministère en charge des transports. Avant cette réforme 
privilégiant la nationalisation des secteurs clés, les aéroports du pays étaient gérés par l’Agence 
pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). 
En 1989, face à la nécessité d’une grande réhabilitation du secteur aéroportuaire, l’Etat Malagasy a 
décidé d’octroyer à un organisme autonome la gestion, l’entretien et l’exploitation des infrastructures 
aéroportuaires, initiative prise sur la recommandation des bailleurs de fonds intéressés par le 
financement de ces réhabilitations. Certains aéroports nécessitaient, en effet, une autonomie pour 
une gestion simple et organique. 
Une société de droit privé, Aéroports de Madagascar (ADEMA), a donc été créée le 5 juillet 1990 
avec un capital détenu à hauteur de 34% chacun par l’Etat et Aéroports de Paris, le reste étant 
détenu par divers partenaires. 
C’est dans ce cadre que depuis le 26 février 1991, l’Etat a officiellement concédé la gestion et I 
‘exploitation de douze aéroports de Madagascar à ADEMA pour une durée de 15 ans, la concession 
ayant été tacitement reconduite depuis lors par période de 5 ans. 
Au milieu des années 2005, la société Aéroports de Paris se retire du capital d’ADEMA dans la 
perspective de se positionner en tant que candidat à la reprise de la société dans le cadre d’un 
processus de privatisation lancé par le gouvernement de l’époque. 
En 2017, pour concrétiser la politique de désengagement de l’Etat du secteur aéroportuaire et suite 
à la mise en concession des aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy Be au profit de la société 
Ravinala Airport (consortium ADP, Bouygues, Méridiam et Colas), l’Etat a confié une nouvelle 
mission à ADEMA, qui devient le « Délégataire » de pouvoir de l’Etat en matière de construction, de 
gestion et d’exploitation des aéroports et aérodromes secondaires ouverts à la circulation aérienne 
publique. 
« Les aéroports au centre des défis pour l’émergence de Madagascar » résume la vision 
d’entreprise qui porte notre engagement. Elle détermine notre mission, elle décline notre stratégie et 
notre ambition pour l’avenir en tant que pivot du grand projet de redimensionnement du 
rayonnement national, régional et international des aéroports sous la tutelle d’ADEMA, aux fins de 
concrétiser l’émergence économique et sociale de Madagascar. 
ADEMA s’est engagé dans une démarche d’amélioration continue, en matière de qualité, sécurité et 
environnement, à satisfaire pleinement et en toutes transparences aux exigences des parties 
intéressées que sont les actionnaires, clients, les collaborateurs, les partenaires et les services de 
l’Etat. 
L’esprit ADEMA, c’est instaurer et pérenniser des relations de confiance sur le principe d’éthique. La 
société, à travers ses aéroports et aérodromes, est présente dans les régions de Madagascar aux 
contextes différents, et s’attache partout à garantir l’application des principes universels des Droits 
de l’Homme dans le travail.

7. PRESENTATION DE MGH  
Madagascar Ground Handling (MGH) est une Société d’assistance en escale. Elle est une filiale de 
la compagnie Air Madagascar. 
MGH a été créée en janvier 2016, afin de prendre en charge l’assistance au sol et le traitement du 
fret précédemment effectué par Air Madagascar, conformément aux exigences de l'Autorité de 
l'Aviation Civile. 
La Société a obtenu son premier agrément d’assistance en escale à l’aéroport d’Antananarivo Ivato 
(FMMI), au cours du mois d'Août en cours et l'activité a démarré le premier septembre 2016. Les 
agréments pour l’exercice des activités en escales aux aéroports de Nosy-Be (FMNN) et 
d’Antsiranana (FMNA) ont été obtenus respectivement en Mars 2018 et Décembre 2019.  
MGH est désormais le seul assistant en escale agréé par l'Aviation Civile Malgache. MGH est 
actuellement composé de 212 membres du personnel et son organigramme se présente comme 
suit : 
 
A compter de l’année 2018, MGH s’est attelée à la mise en place du système HSE au sein de son 
organisation. 
Afin de réduire l’impact environnemental lié à son activité, la société a commencé à investir dans 
l’acquisition de GSE à moteur électrique au cours de l’année 2020. 
MISSION : 
La mission de MGH est de fournir à toutes les Compagnies Aériennes régulières, ainsi qu'aux vols 
privés et d'affaires, opérant et se déroulant à Madagascar, une assistance dans le respect des 
normes de sûreté, de sécurité et de qualité. 
OBJECTIF : 
L'objectif de MGH est de mettre en place et de mettre en œuvre un système de mise aux normes, 
permettant d'obtenir un traitement au sol et du fret approprié et efficace, répondant à tous les 
besoins des compagnies aériennes et conformément à toutes les réglementations en vigueur. 
Nos principales activités : traitement des passagers et des bagages, traitement en piste, contrôle de 
chargement et traitement du fret.
