# Congo — State Action Plans

- **Source:** ICAO (state_action_plans)
- **Country code:** COG
- **Year:** 2016
- **Language:** fr
- **Origin URL:** https://www.icao.int/sites/default/files/sp-files/environmental-protection/Documents/ActionPlan/Plan-d-action-Congo.pdf
- **Ingested:** 2026-06-15T11:52:17.824116+00:00
- **Extraction:** tesseract:fra

---

PLAN D'ACTION DE LA REPUBLIQUE DU CONGO POUR
LA RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE CO2 ISSUES DE
L'AVIATION INTERNATIONALE

AVRIL 2016

Ce document a été réalisé avec l'aide financière de l'Union européenne»
«Les opinions exprimées ici ne peuvent en aucun cas être considéré comme reflétant la position officielle de l'Union

y be À

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS ssssnmnnmnnenmnmememnmanamannaemnnanennnnenniss 3
ABRÉVIATIONS nrnninrrrnernnnnnnnnnneneneneneennennennnenenennnennnennee 4
SOMMAIRE 5
ARERÇCUIGENERAL 5 enmieneemememmntetemuemeiaennnennecononmevuente 7

TRANSPORT AERIEN AU CONGO

DEMARCHE D’ELABORATION DU PLAN D'ACTION nine 12
SCENARIO DE'REFERENCE DES EMISSIONS DE CO2/...... rss onsnssavanesnseossseensonensmessrenrs 14
MESURES 'SELECTIONNEES rime temmenlnnenmmmnenennnmnnnennnnnnet 17
RESULTATS ATTENDUS .…....sesssneneonsenenuneencnsenneessesneesnonnneneencenaconseeceencesnennecsarenccones 22

FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES

BESOINS D'ASSISTANCE see ne na neerestaeeenns tester ere entrer 25
ANNEXES... entiere initie essnennensnetiennnnnnnennnniersensen 26

REMERCIEMENTS

Nos remerciements vont en particulier à tous les membres du CEPARGC pour leurs
contributions et engagement tout au long du processus d'élaboration de ce Pian d'actions.

Nous remercions aussi l'équipe de Projet OACI-UE du Secrétariat de l'Organisation de
l'Aviation Civile Internationale (OACI) pour le soutien constant pendant la réalisation de ce
document.

La réalisation du Plan d'actions de la République du Congo a été rendue possible grâce
au financement offert par l'Union Européenne (UE) dans le cadre du partenariat établi
avec l'OACI pour le renforcement des capacités visant la réduction des émissions de CO:
de l'aviation internationale.

Nous espérons que la mise en place de ce plan d'actions sera utile à la République du Congo et
à tous les acteurs du secteur de l'aviation civile internationale.

AERCO
AES
ANAC
ANSP
APU
ASSA-AC
ASECNA
ATM
BBC
CAFAC
CCO
CbO
CEEAC
CEPARGC
CCNUCC
CO:
ECAir
GES
GPU
HQE
Km?
OACI
PBN
RAC21
RTK
SAAPI
SNPC
TAC
+CO:

UE

ABRÉVIATIONS

Aéroports du Congo

Aviation Environmental System

Agence Nationale de l'Aviation Civile

Air Navigation Service Provider

Auxiliary Power Unit

Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique Centrale
Agence pour la Sécurité de la navigation Aérienne

Air Traffic Management

Batiment à Basse Consommation

Commission Africaine de l'Aviation Civile

Continuous Climb Operation

Continuous Descent Operation

Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale

Comité chargé d'élaborer le plan d'actions de réduction de CO2 du Congo

Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
Dioxyde de carbone

Equatorial Congo Airlines

Gaz à Effet de Serre

Ground Power Unit

Haute Qualité Environnementale

Kilomètres carrés

Organisation de l'Aviation Civile Internationale
Navigation fondée sur les performances

Règlement Aéronautique du Congo

Revenue Tonne Kilometers

Système Automatique d'Aide à la Prévision Immédiate
Société Nationale des Pétroles du Congo

Trans Air Congo

Tonnes de CO:

Union Européenne

ÿ be

1. SOMMAIRE

Dans le cadre de l'initiative globale de l'OACTI pour lutter contre le réchauffement
climatique, la République du Congo a élaboré un plan d'actions en vue de réduire les
émissions de CO de l'aviation internationale. Ce plan indique les moyens qu'entend
engager le Congo pour contribuer à l'atteinte des objectifs mondiaux fixés par
l'OACI, notamment une amélioration du rendement du carburant de 2% par année
jusqu'en 2050 et une croissance neutre en carbone de l'aviation civile internationale
à partir de 2020.

Le Plan d'actions du Congo pour la réduction des émissions de COz2 dans l'aviation
internationale traduit la volonté du gouvernement de poursuivre ses diverses
initiatives dans le contexte de son plan de lutte contre les changements climatiques.
En adhérant au Projet OACI-UE d'assistance aux Etats pour la réduction des
émissions de l'aviation internationale, le Congo a confirmé sa volonté de diminuer son
impact dans ce secteur en agissant concrètement. Avec l'aide de ce projet, le pays a
réalisé un inventaire de ses émissions de CO de l'aviation internationale, a mis en
place son système de suivi environnemental fonctionnel (AES: Aviation
Environnemental System) et a procédé à l'élaboration d'un Plan d'actions visant à
réduire ses émissions.

Pour ÿ arriver, une approche globale et concertée a été privilégiée à travers la
création d'un Comité chargé d'élaborer le Plan d'actions de réduction de CO2 en
République du Congo en abrégé «CEPARGC». Afin d'assurer sa validité et sa
faisabilité, le Plan d'actions a été élaboré en collaboration avec toutes les parties
prenantes du secteur de l'aviation civile congolaise ainsi que celles concernées par les
questions de protection de l'environnement. Des rencontres et des échanges ont
permis d'établir un scénario de référence, une série d'actions concrètes passées ou
futures générant des réductions d'émissions de COz ainsi que d'évaluer les besoins et
surtout les ressources disponibles ou à prévoir.

L'inventaire des émissions de CO2 de l'aviation internationale du Congo pour l'année
2014 a servi d'étape clé lors de l'élaboration de ce document. Si aucune action de
réduction des émissions n'est menée, la croissance de celles-ci se situerait

à 190 957 tonnes de CO2 (tCOz2) en 2035 comparativement à 63 282 +COz en 2014,
soit une augmentation de 33%. Devant un tel scénario, le CEPARGC a identifié, dans
le panier des mesures proposé par le doc 9988 de l'OACI, une série de mesures
pouvant contribuer à atténuer ces émissions. La sélection de ces mesures s'est faite
sur une base volontaire et selon le contexte national tout en tenant compte des
objectifs de réduction et des ressources disponibles.

Il est important de souligner la proactivité du Congo dont plusieurs actions de
réduction des émissions CO2 dans l'aviation civile sont déjà mises en œuvre. Les
résultats obtenus à partir des méthodes de quantification rigoureuses montrent la
volonté et les efforts du secteur de l'aviation civile congolaise de réduire davantage
ces émissions. La mise en œuvre des mesures retenues permettra de réduire de 1
133 +COz2 par an, soit un total de 22 456 +COz à l'horizon 2035.

Enfin, ce Plan d'actions s'arrime avec les orientations stratégiques nationales et
propose plusieurs actions à mettre en œuvre qui nécessitent pour la plupart un niveau
d'investissement. En dotant le Congo d'un Plan d'actions visant la réduction des
émissions de CO2 dans l'aviation internationale, le gouvernement congolais démontre
son engagement à trouver des solutions durables pour une aviation plus propre.

LOGOS DES DIFFERENTES PARTIES PRENANTES

d ! CONGO
ÿ f , ZAC HANDLING
Î TRANS aiR CONCO

CZ

9 da x

2. APERÇU GENERAL

Pays d'Afrique centrale avec une superficie de 342 000 kilomètres carrés (km?) à
cheval sur l'équateur, la République du Congo, parfois appelée Congo ou Congo-
Brazzaville se présente comme une étroite bande de terre large d'environ 150 km qui
s'étire, sur 1200 km et selon une direction nord-est/sud-ouest, le long du fleuve
Congo et de son affluent l'Oubangui.

Membre de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le
Congo est limité au nord par le Cameroun et la République centrafricaine, au sud par
l'Angola, à l'ouest par le Gabon et à l'est par la République Démocratique du Congo,
dont il est séparé par le fleuve Congo et l'Oubangui. Il dispose d'une façade maritime
longue de quelques 170 km et a pour capitale Brazzaville.

La population congolaise est estimée à A aEaELa a, DE
4 505 000 habitants (Banque Mondiale) avec V4 ä

une densité moyenne de 13 habitants au km£.

La majeure partie de la population est RE ——

urbaine (62,2 %) et concentrée dans les
deux principales villes, Brazzaville et Pointe-
Noire, situées dans la partie sud du pays. On
peut parler de «macrocéphalie» car ces deux
villes comptent respectivement environ
1 100 000 et 650 000 habitants alors que la
troisième ville du pays, Dolisie, atteint juste
100 000 habitants. Le tissu urbain est très
peu dense, avec une quinzaine de villes de
plus de 10 000 habitants.

Carte 1 : République du Congo
Le territoire congolais se trouve dans le deuxième poumon écologique du monde après

l'Amazonie. Le Congo possède de vastes forêts naturelles (près de 22 millions
d'hectares) et une grande superficie de terres arables (10 millions d'hectares). Il
possède également un réseau hydrographique très développé, un climat favorable à

l'agriculture, des ressources minières et une biodiversité qui revêt une importance
mondiale et contribue à lutter contre le changement climatique en régulant les gaz à
effet de serre (GES). Conscient de toute cette richesse, le gouvernement du Congo
s'est résolument engagé à la protéger en ratifiant la Convention Cadre des Nations
Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 1996 et le Protocole de Kyoto
en 2007.

Pour atteindre l'objectif relatif à l'émergence du pays à l'horizon 2025, le Congo a
mis en place un Plan National des Transports dans lequel le transport aérien occupe
une place de choix avec la politique de modernisation des infrastructures
aéroportuaires. Cette politique vise prioritairement la construction des nouvelles
infrastructures aéroportuaires. Le secteur de l'aviation civile étant considéré comme
l'un des facteurs clés de développement économique du pays et créateur d'emplois,
constitue l'un des maillons importants dans la chaine des transports. Au regard de son
impact économique et social, l'aviation congolaise contribue à la réalisation d'un grand
nombre d'objectifs du développement durable (ODD) des activités susceptibles de
réduire la pauvreté mais dont les effets pourraient malheureusement nuire à
l'environnement.

Le gouvernement congolais partage le point de vue selon lequel les préoccupations
environnementales représentent une contrainte potentielle sur l'avenir du
développement du secteur de l'aviation internationale, et s'engage pleinement à
soutenir les efforts en cours de l'OACTI pour le développement durable du transport
aérien international.

rer ee

3. TRANSPORT AERIEN AU CONGO

La République du Congo est membre de l'OACI depuis le 26 mai 1962. Dans le secteur
du transport aérien, le Congo a fait d'excellents progrès au cours des dernières
années dans le développement de son marché aérien aussi bien international que
national. À travers la construction de trois nouvelles infrastructures aéroportuaires
répondant aux standards internationaux, le gouvernement congolais a consenti
d'énormes efforts pour améliorer les services en vue de les conformer aux normes
internationales. À ce jour, le Congo compte trois aéroports internationaux
(Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo) et huit aéroports secondaires (Dolisie,
Owando, Impfondo, Ouesso, Djambala, Ewo, Nkayi et Sibiti) construits pour la
desserte du territoire national.

La desserte aérienne internationale est actuellement assurée par quatre compagnies
nationales. Il s'agit de: Equatorial Congo Airlines (ECAir), Trans Air Congo (TAC),
Equaflight et Equajet. Présentes également dans l'espace aérien congolais, une
vingtaine de compagnies aériennes étrangères dont, Air France, Ethiopian, TAAG,
Royal Air Maroc, ASKY, Kenya Airways, Camairco, Rwandair desservent le pays.

La flotte des compagnies aériennes congolaises effectuant les vols internationaux est

présentée dans le tableau 1 ci-dessous
Tableau 1 : Flotte des compagnies aériennes

Compagnie Nombre Marque et type Nombre
d'aéronefs de sièges |
02 B737-300 120 |
02 | B737-700 124
ECAir 07 02 |  B757-200 148
O1 |  B767-300 197
TAC 06 03 |  B737-300 123
| 03 B737-200 103 |
Equaflight | O2 01 |  DO228 19
| ot Beech 1900C 19
Equajet ot Bae125-800A 07
03 01 | EMB135 24
01 |  EMB145 49

g da br

L'aviation commerciale congolaise a connu une fulgurante évolution depuis la
modernisation des installations aéroportuaires du pays. Ainsi, le nombre de voyageur
(flux départs et arrivées) a plus que doublé entre 2004 et 2014, passant de 937 124
passagers en 2004 à 2 288 824 passagers en 2014. Cette évolution est surtout due
au développement des deux principaux aéroports du Congo, Brazzaville et
Pointe-Noire dont le trafic de voyageurs est passé respectivement de 447 499 en
2004 à 1 198 638 en 2014 et 375 227 en 2004 à 1 017 090 en 2014.

L'activité aérienne au Congo est placée
sous la supervision de l'Agence
Nationale de l'Aviation Civile (ANAC)
créée par décret n°78-288 du 14
avril 1978 et réorganisée par décret
n°2012-328 du 12 avril 2012. Elle
est l'autorité chargée de l'exécution de
la politique de l'État congolais en

Aéroqare Maya Maya de Brazzaville des années 1950 matière d'aviation civile et de la
météorologie et assure la mise en

œuvre des normes et recommandations
internationales édictées par l'OACI.

s &
* RS DpoRÉTERNATIONAL DE MAYA MAYA
x À oh BRAZZAVILLE ” rte de ARE. objer

décret susvisé a abouti à l'adoption, par

le Comité de Direction, d'un nouvel
organigramme dans lequel un accent
particulier a été mis sur la séparation
des activités de régulation et celles

Aérogare Maya Maya de Brazzaville des années 1970 à 2009 d'exploitation.

La gestion des aéroports internationaux du Congo a été concédée par le
Gouvernement en décembre 2009 à la Société des Aéroports du Congo (AERCO).

Outre l'OACI, l'ANAC entretient des liens de coopération et travaille en synergie
avec plusieurs organismes sous régionaux, régionaux et internationaux, entre autres,
la Commission africaine de l'aviation civile (CAF AC), l'Agence pour la Sécurité de la
Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), l'Agence de supervision
de la sécurité aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC). Elle a également signé des
accords bilatéraux de services aériens avec les pays tiers, consenti des droits de
trafic sur son territoire à plusieurs compagnies aériennes et s'appuie sur l'expertise
internationale dans l'élaboration de ses projets.

Enfin, le Code de l'aviation civile (Code communautaire de la CEMAC) adopté par
Règlement n°07/12-UEAC-066-CM-23 du 22 juillet 2012 est la législation de base de
l'aviation civile au Congo. Pour assurer pleinement ses missions de supervision de
l'aviation civile, l'ANAC s'appuie sur des règlements techniques à l'instar de l'arrêté
n° 6051/MTACMM-CAB du relatif à la protection de l'environnement dans le secteur
de l'aviation civile.

Mémorial Pierre SAVORGNAN De Brazza érigé à Brazzaville

4. DEMARCHE D'ELABORATION DU PLAN D'ACTIONS

La démarche de réalisation du Plan d'actions du Congo pour la réduction des émissions
de CO: de l'aviation internationale s'est déroulée conformément aux orientations du
doc 9988 mis à disposition par l'OACI.

La préparation du Plan d'actions a débuté par la constitution d'un Comité chargé de
l'élaboration du Plan d'actions pour la réduction des émissions du CO2 de l'aviation
internationale en République du Congo (CEPARGC). Ce comité a été créé par Décision
n° 184/ANAC/DG/DSA du Directeur Général de l'ANAC datée du 04 décembre 2014.
Placé sous la coordination de l'ANAC et assisté d'un secrétariat technique, le
CEPARGC est composé d'un Président, d'un vice-président, d'un rapporteur et des
membres statutaires représentants des principaux acteurs du secteur de l'aviation
civile et de l'environnement. Les administrations et organisations ci-dessous sont
représentées dans ledit comité.

ANAC

TAC

ECAïir

Equaflight

Equajet

ASECNA

Aéroports du Congo (AERCO)
Congo-Handling

Ministère des Transports

Ministère en charge de l'environnement
Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC)

8 où 2 6 D D Se D à

Constituant un forum d'échanges, le CEPARGC a pour mandat d'élaborer un Plan
d'actions pour réduire les émissions de COz2 provenant de l'aviation civile
internationale du Congo. Sur la base de rencontres mensuelles, les membres du
CEPARGC ont été amenés à échanger sur les principales étapes du processus
d'élaboration du Plan d'actions définies dans le doc 9988 de l'OACI.

En outre, le CEPARGC a également pour mission d'assurer le suivi du Plan d'actions,
d'analyser les nouvelles opportunités d'intervention et le suivi de la mise en œuvre

nl Auor e

des mesures d'atténuation. En plus du suivi des actions, il sera nécessaire de faire un
suivi sur les émissions de COz. Pour ce faire, il est prévu que l'ANAC procède à une
mise à jour du bilan des émissions de CO2 de l'aviation internationale congolaise. À
cet effet, le comité devra produire un rapport complet d'inventaire avec une analyse
sur l'état d'avancement des actions de réduction des émissions de CO2 par rapport
aux objectifs du Plan d'actions à la fin de l'année 2016. Enfin, le Comité devra
procéder à la mise à jour du Plan d'actions dans trois ans.

Première réunion du CEPARGC tenue le 18 mars 2015

13

L) (NS no

5. SCENARIO DE REFERENCE DES EMISSIONS DE CO2

— Méthodologie de calcul

Le scénario de référence ou Baseline correspond à une estimation des émissions de
COz en l'absence de mesures d'atténuation. Il se calcule en faisant l'hypothèse que
l'évolution observée des émissions au cours des dernières années va se poursuivre de
manière analogue dans le futur en l'absence d'interventions visant à modifier cette
trajectoire.

La méthodologie de l'OACI a été utilisée pour réaliser le scénario de référence des
émissions de CO de l'aviation internationale du Congo. À cet effet, les données des
compagnies congolaises effectuant les vols internationaux, en l'occurrence ECAïir et
TAC, ont été considérées pour le calcul du bilan des émissions. Les données recueillies
portaient sur la consommation de carburant et sur le trafic uniquement pour l'année
2014 alors que l'année 2035 a été retenue comme cible.

En l'absence des données sur la consommation de carburant, les données de trafic ont
été utilisées pour estimer la quantité de CO2 émise à partir de l'outil « ICAO Carbon
Calculator » mis à la disposition des Etats. Comme les données collectées portaient
uniquement sur l'année 2014, la méthode 3 décrite dans le doc 9988 a été retenue
pour calculer le scénario de référence futur pour la consommation de carburant et le
trafic afin de déterminer les prévisions d'émissions de COz.

A cet égard, le rendement énergétique de carburant pour l'année 2014 sera constant
jusqu'à l'horizon de référence 2035 d'une part. D'autre part, l'augmentation du
trafic aérien dans les années à venir a été estimée à l'aide de la circulaire de l'OACI
313, qui prévoit une croissance du trafic (RTK) de 5,4% par an dans la région Afrique
et Océan indien.

d) | ww

pt

| 14

LE)

— Résultats

Le bilan des émissions de CO2 générées par l'aviation internationale congolaise en
2014 a été évalué à 63 282 +COz. Le tableau 1 ci-dessous montre que ces émissions
se situeront à 190 957 +COz2 en 2035, soit une augmentation de 127 675 tCO2 (33%)
dans un scénario « business as usual» si aucun effort n'est déployé pour leur
atténuation.

Tableau 2 : Evolution de la consommation de carburant, du trafic et des émissions de CO2
de l'aviation internationale congolaise entre 2014 et 2035

2025

61997 801

44 642 866

__ Scénario de référence
Carburant Emissions Rendement de

Année TKP international internationales carburant

litres CO: L/tkm
2014 34 763 986 25 032 565 63 282 324 0.720
2015 36 641 241 26384323 | 66699569 | 0.720
2016 38 619 868 27 809 077 70 301 346 0.720
2017 40 705 341 29 310 767 74 097 619 0.720
2018 42 903 430 30 893 548 78 098 890 0.720
2019 45 220 215 32 561 800 82 316 230 0.720
2020 47 662 106 34 320 137 86 761 307 0.720
2021 50 235 860 Eu 36 173 425 91 446 417 0.720
2022 52 948 597 38 126 790 96 384 524 0.720
2023 55 807 821 40185636 | 101589 288 0.720
2024 58 821 443 42 355 661 107 075 110 0.720

LE —— | "—— —————

112 857 166

0.720

2026 65 345 682 47 053 581 | 118 951453 0.720
2027 68 874 349 49 594 474 125 374831 | 0.720
2028 72 593 564 52 272 576 132 145 072 0.720
2029 76 513 616 | 55 095 295 139 280 906 0.720
2030 80 645 352 58 070 441 146 802 075 0.720
2031 85 000 201 61 206 245 154729 387 | 0.720
2032 89 590 212 64 511 382 163 084 774 0.720
2033 94 428 083 67 994 997 171 891 352 0.720
2034 99 527 199 71666 727 181 173 485 0.720
2035 104 901 668 75 536 730 190 956 853 0.720

Source : Données de trafic international des compagnies nationales ECAIR et TAC

ÿ he

+}

Le graphique 1 présente la croissance des émissions de COz et la courbe du rendement
énergétique de carburant qui reste stable en raison de l'utilisation des données
historiques d'une seule année.

Graphique 1: Evolution et projection des émissions de CO2 de l'aviation
internationale congolaise entre 2014 et 2035

210 000 000 - F 0,75 |
190 956 853 |
190 000 000 + + 0,74 |
Lo73s E
170 000 000 | LE. |
| 0,720 Su
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D o
FFT |
|
Source : Tableau 2

Aéronef d'ECAir Aéronef de TAC

p te

6. MESURES SELECTIONNEES

Dans le cadre de ce Plan d'actions, le CEPARGC a retenu onze (11) mesures du panier
de mesures de l'OACI qui permettront au Congo d'atteindre l'objectif fixé
d'amélioration du rendement de carburant à l'horizon 2035. Une première analyse de
ces mesures fait ressortir une variété de cibles en lien avec les différentes
catégories constituant le panier des mesures.

Il faut souligner que plusieurs mesures de réduction sont déjà mises en œuvre dans
l'aviation civile congolaise, mais toutes n'ont pas été retenues dans ce Plan d'actions
car la réduction visée est déjà incluse dans le scénario de référence. Il est également
à noter qu'étant donné que certaines mesures n'ont pu être quantifiées lors de
l'élaboration de ce document, l'absence de valeur en termes de résultats attendus ne
signifie pas qu'aucune réduction n'est effective. Tout au contraire, un calcul affiné
des réductions de CO2 attendues se fera pour la mise à jour de ce plan.

La présente section énonce et décrit les actions de réduction des émissions de CO2
par catégorie. Le détail des réductions globales estimées ainsi que la méthodologie
utilisée lors de la quantification sont présentés dans un tableau à l'Annexe 2.

6.1 Améliorations dans la gestion du trafic aérien et l'utilisation de l'infrastructure

Les mesures d'atténuation retenues dans cette catégorie portent sur les opérations
en route et sur les opérations en région terminale (départ, approche et arrivée).
L'approche de l'ASECNA repose notamment sur la mise en œuvre des trajectoires de
vol flexibles et des profils de vol efficaces basés sur le concept de navigation fondée
sur les performances (PBN).

La mise en œuvre effective de routes aériennes flexibles offre aux compagnies des
trajectoires qui favorisent l'optimisation du profil des vols en fonction du vent,
permettant ainsi de faire des économies substantielles de carburant et de réduire
l'émission de CO. L'application depuis 2009 par l'ASECNA de la séparation verticale
réduite (RVSM) en espace aérien continental, offre aux aéronefs la possibilité de
choisir des niveaux de vols optimums.

En outre, l'ASECNA développe et met en œuvre des trajectoires normalisées de
départ (SIDSs) et d'arrivée (STARS) ainsi que les procédures d'approche RNAV
(GNSS) basées sur les critères de la PBN sur les trois (03) aéroports principaux du
Congo (Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo). La mise en œuvre des SIDs et STARS
basées sur la PBN permet d'avoir des trajectoires plus optimales, comparativement à
celles basées sur les procédures conventionnelles.

La source d'émission CO2 la plus importante est le trafic aérien lors des phases de
décollage et d'atterrissage des avions. Pour ÿ remédier, l'ASECNA expérimente
depuis 2013, les opérations dites « Continuous Descent Operation» (CDO) et
« Continuous Climb Operation » (CCO) sur ces plates-formes aéroportuaires. Les
opérations CDO/CCO ont montré de nombreux effets bénéfiques dont la réduction
de la consommation de carburant pendant les phases d'arrivée par l'utilisation de
l'énergie cinétique de l'avion, la réduction des nuisances sonores et des émissions de
COz.

Les résultats obtenus à ce jour de toutes ces initiatives font ressortir des économies
nettes pour les compagnies aériennes nationales et étrangères du fait de la réduction
de la consommation de carburant notamment en raison du raccourcissement de la
longueur des segments, mais aussi de l'optimisation des niveaux de vol (RVSM) et de
vitesse.

6.2 Mesures règlementaires/Autres

La mesure retenue dans cette catégorie porte sur le renforcement des services de
prévisions météorologiques. L'ASECNA est en voie d'acquérir un outil performant de
prévision dans le cadre du Projet de Système Automatique d'Aide à la Prévision
Immédiate (SAAPI), qui aura l'avantage de renforcer les capacités des
prévisionnistes d'observer et de prévoir, entre autres, les zones orageuses actives,
les zones de turbulence sévère, les niveaux de givrage sévère et le cisaillement de
vent.

La mise en œuvre de ce projet aura pour effet de réduire le nombre d'incidents qui
rallongent le temps des vols et augmentent la consommation de carburant et donc le

_

dégagement de COz. Il s'agit des cas de remise des gaz, de QRF et de déroutement.
Ce projet qui sera mis en œuvre d'ici 2017 améliorera de manière significative les
mesures visant à améliorer la planification avant départ (DMAN), les mesures visant
à améliorer la prise de décisions en collaboration (A-CDM) et enfin les mesures visant

à améliorer l'utilisation d'itinéraires optimaux.

407 | PUR TN

LEE

PLTUDEDE FRANS FION 4500 (&rarzs vhe)
5809 (Ki shaca)

—————————
(7 RL E GE 177
k CRI

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10694: BEA RÂBA ! 3TIAVZZVES

190 AM SYViS

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Carte 2 : TMA - Procédures d'arrivée - Brazzaville (Source : www.ais-asecna.org)

y A

AV

XY

{e]

6.3 Améliorations dans les aéroports

Les aéroports internationaux du Congo font partie des aéroports qui se préoccupent
de leur empreinte écologique et qui mettent en œuvre des actions dans différents
domaines de l'environnement. Cette section présente une synthèse des dernières
mesures mises en œuvre où à venir pour maitriser l'impact environnemental sur les
plateformes aéroportuaires congolaises.

Les aérogares du Congo sont des infrastructures conçues sous le concept « Haute
Qualité Environnementale (HQE) ». C'est une démarche de qualité, qui vise un
meilleur confort dans la construction et l'usage du bâti. Elle est basée sur une
approche du « coût global» (financier et environnemental) d'un projet: de sa
conception à sa fin de vie, en comprenant idéalement au moins un bilan
énergétique, bilan carbone, et une analyse du cycle de vie et d'entretien et de
renouvellement des éléments bâtis en jeu. Le critère Haute qualité environnementale
est compris ici, sous l'angle d'un bâtiment basse consommation (BBC), dont la
consommation conventionnelle en énergie primaire, pour le refroidissement, la
ventilation, la production d'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les auxiliaires
techniques, est considérablement inférieure à la consommation des bâtiments
ordinaires.

Par ailleurs, de nombreuses mesures
sont mises en place chaque année dans
le but de diminuer la consommation
énergétique dans les aéroports du
Congo. Les opportunités d'amélioration
sont exploitées lors de modifications,
rénovations et interventions dans les
bâtiments, ainsi que lors de la
modernisation des installations et

équipements techniques.

Aéroqare d'Ollombo côté ville

a

Ÿ Li PL

Des solutions exploitant les meilleurs matériaux et technologies sont mises en œuvre
pour tirer le meilleur parti des énergies consommées. La modernisation des
installations a permis de réaliser des économies substantielles. Par exemple le
renouvellement de l'éclairage à travers le remplacement des ampoules classiques par
du LED ou par des néons à basse consommation ont engendré une diminution de la
consommation annuelle d'électricité. La mise en œuvre d'appareils et équipements
offrant le meilleur rendement permet également d'atteindre une efficacité
énergétique maximum tout en garantissant la même prestation.

L'utilisation obligatoire des systèmes fixes de fourniture d'énergie aux avions, sur les
positions équipées, empêche chaque année l'émission de COz, en évitant aux avions de
faire fonctionner leur turbine auxiliaire (APU) ce qui entraine une diminution des
émissions de CO2. Le stationnement des aéronefs en nose-in, l'utilisation des push
back pour le départ permet aussi de réduire la consommation en carburant et
diminuer les émissions liées à la mise en marche des moteurs à partir du parking.

Enfin, des mesures ont été mises en place pour
réduire l'impact environnemental à travers
l'amélioration du parc des véhicules et engins sur
les sites aéroportuaires. La flotte des véhicules
circulant sur le tarmac est composée à plus de
40% d'engins spécifiques à l'aviation tels que
tracteurs, escaliers passagers, tapis à bagages,
élévateurs, génératrices mobiles (GPU), etc. La
compagnie d'assistance en escale, Congo
Handling, a entrepris le remplacement de tous les
tracteurs fonctionnant au carburant par des
tracteurs électriques. Cette mesure devrait se
poursuivre dans les deux autres aéroports
internationaux. L'introduction sur les sites de
véhicules trop anciens n'est ainsi plus possible
car le gestionnaire aéroportuaire AERCO est
dans un programme d'acquisition des véhicules
moins polluants.

Charaeur électrique pour les enains d'assistance

q ms À

a

7. RESULTATS ATTENDUS

La mise en œuvre effective des mesures d'atténuation retenues entraînera une
réduction globale de 22 465 +COz2 en 2035 par rapport à l'année de référence 2014.
Le tableau 2 présente l'économie de CO2 annuelle qui se situera à 1 133 +COz à partir
de 2017. Ces prévisions de réductions des émissions ne seront atteintes que si un
suivi continu des actions s'effectue d'année en année.

Tableau 3 : Résultats attendus en termes de réduction des émissions de CO:
après la mise en œuvre des mesures d'atténuation au Congo

25,032

63,282 | 24951 | 63,076 | 206

2015
2016 27,809 70,301 27,372 69,196
2017 29,311: |. 74,097 28,862 72,964 1133 -1.53
2018 30,893 78,099 30,445 76,965 1133 -1.45
2019 32,562 82,316 32,113 81,183 1133 -1.38
2020 34,320 86,761 33,872 85,628 1133 -1.31
2021 36,173 91446 35,785 90,313 1133 -1.24
2022 38,127 96,384 37,678 95,251 1133 -1.18
2023 40,185 101,589 39,737 100,456 1133 -1.12
2024 42,355 107,075 41,907 105,942 1133 -1.06
2025 44,643 112,857 44,194 111,724 1133 -1.00
2026 47,053 118,951 46,605 117,818 1133 -0.95
2027 49,594 125,374 49,146 124,241 1133 -0.90
2028 Se.e72 132,145 51,824 131,011 1133 -0.86
2029 55,095 139,280 54,647 138,147 1133 -0.81
2030 58,070 146,802 57,622 145,668 1133 -0.77
2031 61,206 154,729 60,758 153,596 1133 -0.73 |
2032 64,511 163,084 64,063 161,951 1133 -0.69
2033 67,995 171,891 67,546} 170,758 1133 -0.66
2034 71,666 181,173 71,218 180,040 1133 -0.63
|_2035 75,536 190,956 75,088 189,823 1133 -0.59

Source : Données sur le trafic suite à la mise en œuvre des mesures d'atténuation retenues

Le graphique 2 présente le scénario de référence et les résultats attendus après la
mise en œuvre des mesures d'atténuation. La différence est plus parlante lorsqu'on
observe les courbes de rendement de carburant du scenario de référence et des
résultats attendus. Le graphique 3 présente un sommaire de la répartition des
réductions attendues par catégories. Enfin, le tableau 3 montre en fonction du
nombre des mesures par catégories les résultats attendus en tonnes de CO et en
pourcentage.

Graphique 2 : Scénario de référence et résultats attendus dans la réduction des émissions de CO de l'aviation
civile internationale congolaise à l'horizon 2035

Scénario de référence et résultats attendus

250 000 000 ; 0,800
|
| |
| |
200 000 000 + | €
| F 0,750 à |
= | ‘ll es |
£ | "1 0) £
G' 150 000 000 | ———— LL) ë |
C) | . EE 3
ë | LE 5 2
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Ë | 111 .| Ë |
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| : Ë 4. + 0,650 É |
| 50 000 000 À à | É 1: : | ES |
| o (AR MNRER RER ER CA MR ES 8 8 À 2% 0600
n DO Fi © O © ei ON M + M © M © D © ei NN mm + n
583888090090 90S0000008e
* Baseline - CO2 Emissions (kg) mms Expected Results - CO2 Emissions (kg)

— = Baseline - Fuel Efficiency (L/tkm) =" Fxpected Results - Fuel Efficiency (L/tkm)

Source : Tableau 3

Tableau 4 : réduction attendue des émissions de CO:

Résultats | Résultats
attendus | attendus

Graphique 3 : Réduction des emissions de CO2
par catégorie

Nb de
mesures

(tCO2/an) (%) Cat.6
| (Régulation)
Cat. 3 (ATM) 1,104 1%

Cat. 4 (Operations)
Cat. 5 (MBM)

Cat. 6 (Régulation) 9
Cat. 7 (Aéroports) 0 (e
RE
al 4,113 100

Cat. 3(ATM) |

y be XX

8. FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES

Afin d'assurer le succès de ce plan, un calendrier des actions à mettre en œuvre ainsi
que des ressources nécessaires devra être défini. La phase de mise en œuvre
demeure une étape déterminante dans l'atteinte des objectifs de réduction annoncés
dans ce Plan d'actions. Les actions devront être entérinées par le CEPARGC en
collaboration avec les différentes organisations concernées, chacune dans son
domaine d'expertise, sous la coordination de l'ANAC. Le suivi permettra de statuer
sur les progrès et sur l'impact réel de chacune de ces actions.

Une des principales conditions de réussite de ce plan est son appropriation par le
management de toutes les parties prenantes du secteur de l'aviation civile congolaise.
En effet, comme il s'agit d'un plan national, sa mise en œuvre aura un impact sur tous
ceux qui interviennent dans le secteur de l'aviation. Les différents organismes
gouvernementaux et les partenaires extérieurs à l'aviation seront également mis à
contribution pour faciliter la mise en œuvre des mesures.

Le tableau n° 4 ci-dessous donne un aperçu du planning de la mise en œuvre des
mesures, mais il est important de préciser qu'il sera utilisé de manière dynamique,
c'est-à-dire que sa mise en application devra être souple. Il sera possible qu'une action
se réalise plus rapidement que prévu et qu'une autre soit plus lente à démarrer. Le
CEPARGC devra donc adapter le calendrier de mise en application des actions avec
les dates de début et de fin de mise en œuvre des actions retenues.

Tableau 5 : Calendrier de mise en ser des actions
2014

2015 | 2016 | z0t7 | 2018 | 2019 | 2020 |

IM1- Améliorer l'utilisation d'itinéraires optimaux

IM2 - Améliorer des routes flexibles
M3- Mettre en œuvre procédures de départ et É.S
Id'approche plus économes en carburants (CCO, CDO)

M4- Améliorer la circulation à la surface >)

M5- Améliorer le stationnement

M6- Réduire l'utilisation des inverseurs

M7- Circulation à la surface sur un seul moteur |

M8- Régimes de compensation agréés

M9- Renforcement des services de prévisions météo
IM10 - Réduire les distances parcourues

IM1i- Remplacement des tracteurs thermiques

9. BESOINS D'ASSISTANCE

Au regard des efforts consentis dans la mise en œuvre du projet d'assistance
conjointe OACI-UE pour l'élaboration du Plan d'actions de réduction des émissions de
CO: de l'aviation internationale dans les 11 Etats membres de la CEEAC. Etant donné
que la réalisation efficiente d'un tel projet nécessite des moyens aussi bien matériels,
financiers qu'en ressources humaines, la République du Congo compte s'appuyer sur
des partenariats multiformes, avec des entités étatiques et des institutions
internationales pour lui porter assistance dans l'atteinte des objectifs du projet.

Cette assistance se résume à :

Ÿ La formation et le renforcement des capacités du personnel opérationnel des
entités faisant partie prenante du comité :
Y _ Le financement en vue de l'élaboration des procédures et guides de travail ;

."

L'assistance technique dans la mise en œuvre des mesures ;
Ÿ La poursuite de la politique de formation des points focaux des Etats impliqués
dans le projet.

ANNEXES

ANNEXE 1: Décision portant création du CEPARGC

MINISTERE DES TRANSPORTS, REPUBLIQUE DU CONGO
DE L'AVIATION CIVILE Unité — Travail — Progrès
ET DE LA MARINE MARCHANDE u
CPE EE
AC ICE NATIONALE
DE L'AVIATION CIVILE

CCEPEPCETE h
DIRECTION GENRALE À À

DECISON N°. =__/ANAC/DG/DSA du _ #4 OFL Z{Üé portant

création du comité chargé d'élaborer le plan d'actions concernant les activités
de réduction des émissions de gaz carbonique (CO:) issues de l'aviation civile en
République du Congo

Le Directeur Général

Vu la constitution ;

Vu la convention relative à l'aviation civile internationale signée le 07 décembre
1944 à Chicago notamment son annexe 16 sur la protection de l'environnement ;
Vu le Décret 78-288 du 14 avril portant création et attributions de l'Agence
Nationale de l'Aviation Civile :

Vu le Décret n° 2009—389 du 13 octobre 2009 relatif aux attributions du
ministre des transports, de l'aviation civile et de la marine marchande

Vu le décret n° 2010-336 du 14 juin 2010 portant organisation du ministère des
transports, de l'aviation civile et de la marine marchande :

Vu le Décret n° 2012-328 du 12 avril 2012 portant réorganisation de l'Agence
Nationale de l'Aviation Civile :

Vu le Décret n° 2013-728 du 18 novembre 2013 portant nomination du directeur
général de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile

Vu le Décret n° 2013-729 du 18 novembre 2013 portant nomination du directeur
général adjoint de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile :

Vu la résolution de l'OACI n° A37-19 demandant aux Etats membres d'élaborer
un plan d'actions concernant les activités de réduction des émissions de CO:

Vu les nécessités de service

DECIDE :

Article 1er : La présente décision porte création du comité chargé d'élaborer le
plan d'actions de réduction de CO: en République du Congo en abrégé
«CEPARGC»

g #4

Article 2 : Le CEPARGC est chargé de :
+ Sensibiliser tous les partenaires (AERCO, ASECNA, Compagnies aériennes,
Pool pétrolier, Handling et autres tout sachant) sur les activités de
réduction de CO2.

Elaborer le plan biennal 2015-2016 de réduction du CO2 conformément
aux normes et pratiques recommandées (SARP) de l'annexe 16 à la
convention de Chicago susvisée.

Article 3 : Assisté d'un secrétariat technique, le CEPARGC est composé des
membres statutaires ci-après désignés :

Président : Le Directeur Général de l'ANAC :
Vice-Président : Le Directeur Général Adjoint de l'ANAC :
Rapporteur : Le point focal du comité auprès du projet OACI.

Membres :

Un représentant du MTACMM :

Un représentant du Ministère en charge de l'environnement :

L'inspecteur à l'aviation civile près le MTACMM :

Le Directeur de la Sécurité Aérienne (DSA) :

Le Directeur du Transport Aérien (DTA) ;

Le Coordonnateur de la surveillance et chargé des audits près l'OACI :

Le Chef de service règlementation du transport aérien ;

Le chef du secrétariat du Directeur Général de l'ANAC :

Un représentant de l'ASECNA ;

Un représentant du gestionnaire de l'aéroport (AERCO) :

Un représentant des compagnies aériennes opérant sur le réseau national :
Un représentant des compagnies aériennes opérant sur le réseau
international ;

Un représentant du pool pétrolier (SNPC) ;

Un représentant des sociétés d'assistance en escale (Handling).

Article 4 : Le secrétariat technique, placé sous l'autorité d'un coordonnateur,
est chargé de :

+ L'organisation des réunions du comité :

+ La tenue des documents et la conservation des archives du comité : et

+ Toutes les autres missions à lui confiées par le président du comité.
La constitution du comité et du secrétariat technique est constatée par une
décision du Directeur Général de l'ANAC.

Article 5 : Le Président du CEPARGC peut faire appel à toute personne en raison
de ses compétences sur les questions inscrites à l'ordre du jour pour prendre
part aux travaux du comité et du secrétariat technique avec voix consultative.

Article 6 : Les fonctions de membre du CEPARGC sont gratuites. Toutefois, Le
Président et les membres bénéficient d'une prime journalière à l'occasion des
travaux du comité dont le montant est fixé par le Directeur Général de l'ANAC.

Article 7 : Les dépenses de fonctionnement du CEPARGC sont supportées par le
budget de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC)

Article_8 : Le CEPARGC dispose d'un délai raisonnable allant jusqu'au 30 juin
2015 pour déposer le plan d'actions de réduction des émissions de CO2 en vue de
sa transmission à l'OACT.

Article 9 : Le Directeur de la sécurité aérienne, le Directeur du transport aérien
et le Directeur des ressources humaines et des affaires financières de l'Agence
Nationale de l'Aviation Civile sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'application de la présente Décision qui sera enregistrée et publiée partout ou
besoin sera. /-

Ampliations :

- DGA;

- Toutes directions ANAC :

- Autres ministère et structure concernés :
- Intéressés :

- Chrono /Archivage

ANNEXE 2: Tableau récapitulatif des mesures d'atténuation sélectionnées

Date de | Date de | Résultats

1. Amélioration dans la gestion du trafic aérien et l'utilisation de l'infrastructure

Conception

ANAC Formation du

rsonnel

1. Améliorer Cette mesure vise à | ECATR dés
| l'utilisation mettre en place des | 372.8 A n
| d'itinéraires routes directes à la co | soie +CO2/an ASECNA déterminer Phoceaires
Î

| optimaux demande d'ECAIR

l
Détails sur la quantification : Méthodologie Rules of Thumbs
ECAIR indique un gain d'économie annuel de 2% pour les vols BZV-DXB et BZV-DW

Consommation annuelle de carburant en 2014 : BZV-DXB = 5 173 673 litres et BZV-DWC = 2 215 218 litres
On considère que l'économie de carburant représente 2% de la consommation annuelle pour ces 2 routes:

0.02*(5173673+2215218)*0.8/1000= 118 tonnes de carburant par an
Réduction des émissions de CO2: 118*3.16= 372,88 #CO2 par an

Cette mesure vise à
mettre en place des
routes directes . F d
à quantifia- ormation du
2. Améliorer des permettant ;
routes flexibles | d'utiliser des ROIS |" 12020700 pour" | ASECNAN se ol Een |
profils de vol | le opérationnel
efficace basé sur le | eme
concept PBN |
Cette mesure vise à
3. Mettre en œuvre :
procédures de espere) ASECNA
les montées et ;
départ et descente) 526.14 ANAC | Formation du
d'approche plus ; x 2016 2017 ; ECAIR 340 000$ Oui personnel
éc continues afin +CO2/an ;
onomes en d'ébterir des TAC opérationnel
carburants (CCO, 4 4
CbO) trajectoires
optimums |

Détails sur la quantification : Méthodologie EBT

Nombre de décollages et atterrissages concernés par cette procédure en 2014 pour les vols internationaux des compagnies congolaises
CCO : Décollages = 1050 --> EBT: 105 tonnes de carburant économisées par an

CDO : Atterrissages = 1025 --> EBT: 61.5 tonnes de carburant économisées par an

Réduction des émissions de CO2: 166.5*3.16=

Cette mesure vise à
améliorer la |
circulation à la
surface par la |
configuration des bas
4. Améliorer la ji quantifia- AERCO à ns
| circulation à la Le , 2015 2016 ble pour DGGT , : Oui AL
| configuration de | déterminer évoluant sur
|ÉsOEfoe lusieurs bretelles | : ANA la plateforme
| ns dégagement et | bis
la mise en place d'un |
| titre d'accès et d'un
permis piste |
mn
( 29
Le

pur À

. Description | Date de | Date de | Résutats | Parties Erimaton | Besoin Actions
début fin attendus prenantes Rnnc d'assistance réquises
Cette mesure vise à
| améliorer le |
| stationnement des | | AERCO ESenation du |
i | | |
5. Améliorer le aéronefs nb RÈE 205.7 core | A F personnel
: et l'utilisation des 2011 | 2016 Handling : Oui :
stationnement £ | +CO2/an déterminer évoluant sur
push pour le départ Compagnies
x 4 4 la plateforme
afin de réduire la aériennes
consommation de
carburant

Î

Î

Î

| Détails sur la quantification : Méthodologie EBT
| Temps d'attente/de taxi économisé par an en moyenne pour des vols internationaux de compagnies congolaises 5 minutes. |
| Types d'aéronefs et nombre de vols |
| ECAIR : B737-300 : 110 vols B757-200 : 210 vols  B737-700 : 132 vols
| TAC: B737-200 :365 vols B737-300 : 233 vols

| Single Aisle Jet (8737): 110+132+365+233- 840 vols par an

EBT -> 46.2 tonnes de carburant par an

Large Single Aisle Jet (8757): 210 vols par an

EBT -> 18.9 tonnes de carburant par an

de CO: 65.1*3.16=

Réduction des émissio

Pas Conception

Cette mesure vise à |

6. Réduire réduire l'utilisation quantifia- A des

| utilisation des des inverseurs à 2016 2018 ble pour ECAIR ianhen Non procédures

inverseurs l'atterrissage le Formation du

moment personnel

Cette neue Pas Conception

7. Circulation à la cchaiéte AiAOU quantifia- x des

surface sur un seul ia 2016 2018 ble pour ECAIR . Non procédures |
avec un moteur déterminer

moteur le | Formation du

3. Mesures économiques / Basées sur le marché
ER SO TT POUPEE VC omlf "© ME (NE ESS: fée Que à © à M TE R MS SE
c |

ontribution d'un |

franc symbolique

par les PAX pour la |
8. Régimes de lutte contre le A A A x
compensation réchauffement détermi | détermi N/A ECAIR étermiièr || -détemirer À déterminer
agréés climatique à ner ner

redistribuer aux

ONG œuvrant pour | |

cette cause.
4. Mesures règlementaires / Autres : ee

Cette mesure vise à

|

renforcer les Acquisition |
9. Renforcement capacités des desoutils |
des services de | Een de 28.4 por
prévisions rÉtoincertaire 2017 2018 +CO2/an ASECNA 5.8 M USD Oui immédiate ‘
météorologiques phénomènes Formation du

dangereux (zones personnel

orageuses actives, opérationnel

turbulence sévère)

y he Ac

Mesure Description

Actions
réquises

5. Améliorations dans les aéroports

F

Cette mesure vise à
sensibiliser les

conducteurs à |
l'utilisation des |
engins et autres

Congo
handling A
véhicule sur le site AERCO déterminer
| uniquement pour les ANAC
besoins d'assistance |

10. Réduire les
distances
parcourues

134.4
+CO2/an

2016 2017

et les éteindre le

L plus tôt possible
Détails sur la quantification : Méthodologie Rules of thumbs

Consommation annuelle moyenne des équipements: 144 702 litres

| Pourcentage des économies de carburant attendues par cette mesure 30%

Soit 0.3*144702-43410 litres de carburant économisé

On considère un facteur d'émission pour le gasoil de EF=3.101 kgCO2/kg et une densité de 0.7407 kg/L.
(source : http://www.v-c-s.org/sites/v-c-s.org/files/18_E-FFC_Emissions_from_fossil_fuel_combustion.pdf)
-->43410*0.7407*3.101/1000:99 +COZ réduites

Réduction des émissions de CO2=

Sensibilisa-
tion des
conducteurs
Préparation
d'une
circulaire

| Cette mesure vise
au remplacement
progressif des
tracteurs
thermiques par des
tracteurs
électriques à
l'aéroport de Pointe
Noire

11. Remplacement
des tracteurs
thermiques

Congo

handling à

déterminer

Achat des
équipements
électriques et
remplacement
des
équipements
thermiques

| Détails sur la quantification : Méthodologie Rules of thumbs
| Consommation moyenne horaire tracteur thermique 2.70 L/h
17h/mois * 12= 204h par tracteurs

3 tracteurs concernés remplacés par les tracteurs électriques: 204h*3 = 612h/an

Voir calcul de la mesure précédente. On considère que les émissions liées à l'utilisation de l'électricité sont négligeables.
--> 612*2.7*0.7407*3.101/1000= 3.7 tCO2 réduites

Réduction des émissions de CO2=
