# Cameroon — State Action Plans

- **Source:** ICAO (state_action_plans)
- **Country code:** CMR
- **Year:** 2015
- **Language:** en
- **Origin URL:** https://www.icao.int/sites/default/files/environmental-protection/Documents/SAP/Cameroon-State-Action-Plan.pdf
- **Ingested:** 2026-06-15T11:50:15.119559+00:00
- **Extraction:** pymupdf

---

3

5
1.	
RÉSUMÉ	
8
2.	
INTRODUCTION	
 9
3.	
CONTEXTE TECHNIQUE : L’AVIATION CIVILE AU CAMEROUN	
10
4.	
DEMARCHE D’ELABORATION DU PLAN D’ACTION	
12
5.	
SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE DES ÉMISSIONS DE CO2	
13
	
	
5.1	
Méthodologie de calcul	
13
	
	
5.2	
Résultats	
14
6.	
LISTE DES MESURES SELECTIONNÉES	
17
	
	
6.1	
Améliorations dans la gestion du trafic aérien et l’utilisation              	
	
	
	
connexe de l’infrastructure 	
	
	
	
	
 17
	
	
6.2	
Opérations plus efficientes	
 19
	
	
6.3	
Améliorations dans les aéroports	
19
	
	
6.4	
Développement technologique lié aux aéronefs	
22
	
	
6.5	
Mesures réglementaires	
22
7.	
RÉSULTATS ATTENDUS	
23
8.	
FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN OEUVRE DES MESURES	
25
9.	
BESOINS D’ASSISTANCE	
25
ANNEXES	
27
SOMMAIRE

6
C
’est avec une grande fierté que nous présentons le Plan 
d’Action du Cameroun pour la réduction des émissions 
de CO2 dans l’aviation internationale. Cette planification 
est le fruit du projet conjoint d’assistance, entre l’Organisation 
de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et l’Union Européenne 
(UE), au renforcement des capacités pour l’atténuation des émis-
sions de CO2 de l’aviation internationale.
Il convient de rappeler d’emblée qu’à la demande expresse de 
l’OACI, exprimée par lettre N° ENV 8/1.1 du 03 mars 2014 qui 
confirmait la sélection du Cameroun au projet précité, le Gouvernement du Cameroun s’est 
engagé à coopérer avec l’OACI pour élaborer un plan d’action de réduction des émissions 
de CO2 de l’aviation civile internationale.
Confrontée plus que jamais aux défis actuels de la durabilité de l’aviation, l’Assemblée de 
l’OACI a fixé, lors de sa 38ème session, des objectifs ambitieux mondiaux d’une amélioration 
annuelle de %2 du rendement du carburant jusqu’en 2050. Elle a aussi décidé que les émis-
sions de CO2 seraient maintenues au même niveau à partir de 2020. C’est le premier cas 
d’adhésion de tout un secteur à un tel engagement mondial.
A l’instar des autres Etats membres de l’OACI, le Cameroun soutient cette résolution et a 
entrepris de contribuer aux efforts sur le changement climatique dans ce secteur. En effet, 
il dispose à ce jour sur le plan règlementaire de deux textes qui traitent de l’environnement 
conformément aux normes de l’Annexe 16 de la convention de Chicago ratifiée, relative à 
l’aviation civile internationale. Il s’agit de :
- La Loi 2013/010 du 24 juillet 2013 portant régime de l’aviation civile au Cameroun
- L'arrêté n° 000154/MINT du 15 novembre 2006 relatif à la certification acoustique et 
des émissions de gaz des aéronefs.
A travers ce Plan d’action qui convie les intervenants de l’aviation civile camerounaise à 
s’engager à atteindre les cibles des mesures contenues dans le présent  plan, le Gouverne-
ment du Cameroun est déterminé à poursuivre la mise en oeuvre des actions concrètes en 
vue d'une aviation plus propre, soutenue par le Projet d'assistance OACI-UE.
Nous devons garder en tête que la mise en oeuvre nécessitera des ressources financières 
tant internes qu’externes. A cet effet, le Gouvernement du Cameroun espère obtenir, avec 
le soutien de l'OACI, une assistance financière des bailleurs de fonds internationaux pour 
un transport aérien durable.
MEBE NGO’O Edgard Alain
MOT DU MINISTRE DES TRANSPORTS DU CAMEROUN

7
E
n 2010, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale 
s’est lancée dans une ambitieuse stratégie de renforce-
ment des capacités pour aider les Etats à concevoir des 
Plans d’action
pour réduire les émissions de CO2 de l’aviation internationale.
Lors de sa 38ème session en septembre 2013, l’Assemblée de 
l’OACI a salué les excellents résultats de cette initiative de renfor-
cement des capacités et a encouragé les Etats membres à
soumettre des Plans d’Action volontaires avant la fin du mois de 
juin 2015.
Conformément à la demande de l’Assemblée de fournir une assistance accrue aux Etats, 
l’OACI a tenu, d’avril 2014 à novembre 2015 et dans sept régions du monde, une série de 
séminaires régionaux consécutifs de renforcement des capacités sur l’aviation internatio-
nale et l’environnement, et sur les Plans d’Action volontaires des Etats. Le Cameroun, en 
sa qualité d’Etat- pilote du Projet conjoint OACI – Union Européenne, a abrité deux de ces 
séminaires en juin 2014 et février 2015, et à mis à la disposition du projet, des bureaux au 
siège de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) à Yaoundé.
Ces séminaires qui sont venus s’ajouter au Document 9988 intitulé « Orientations relatives
à l’élaboration des Plans d’Action des Etats sur la réduction des émissions de CO2 », et au
site web interactif du Plan d’Action sur la réduction des émissions (APER) de l’OACI, ont 
fourni aux experts nationaux, nommés correspondants ou points focaux pour les Plans d’ac-
tion par chaque Etat respectif, des informations leur permettant d’élaborer et d’améliorer 
davantage le Plan d’Action national de réduction des émissions de CO2 dans l’aviation 
internationale.
Par l’intermédiaire de l’équipe de la Direction Environnement du Sécrétariat de l’OACI et 
dans ses Bureaux régionaux notamment ceux d’Afrique de l’Ouest et du Centre (WACAF), 
puis d’Afrique de l’Est et du Sud (ESAF), l’OACI a continué à soutenir et aider technique-
ment le Cameroun à élaborer et à soumettre le présent Plan d’Action.
La soumission volontaire de ce Plan d’action à l’OACI offre à l’Etat du Cameroun une oc-
casion unique de faire connaître ses initiatives pour améliorer le rendement du carburant et 
réduire les émissions en CO2 de l’aviation, mais aussi, d’exprimer clairement ses besoins 
d’assistance. Sur la base de cette information, l’OACI sera alors à même d’offrir un soutien 
accru et de faciliter l’accès à un financement éventuel pour la mise en oeuvre des mesures 
qui y sont énoncées.
Pierre TANKAM
MOT DU DIRECTEUR GENERAL DE
LA CAMEROON CIVIL AVIATION AUTHORITY

8
ADC
Société Aéroports du Cameroun
AES
Aviation Environmental System
ANSP
Air Navigation Service Provider
APU
Auxiliary Power Unit
ASBU
Aviation System Block Upgrade
ASECNA
Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar
ATM
Air Traffic Management
CAMAIR-Co
Cameroon Airlines Corporation
CCAA
Cameroon Civil Aviation Authority
CCNUCC
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
CCO
Continuos Climb Operation (Opérations aériennes de Montée Continue)
CDO
Continuos Descend Operation (Opérations aériennes de Descente Continue)
CEEAC
Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale
CO2
Dioxyde de carbone
FCFA
Francs de la Communauté Financière Africaine
GANP
Global Air Navigation Plan
GAP
Groupe auxiliaire de puissance
GES
Gaz à effets de serre
GIEC
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
GPU
Ground Power Unit
GSE
Ground Service Equipment
IATA
International Air Transport Association
MBM
Mesures basées sur le marché
MINEPDED
Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature, et du Développement Durable
MINT
Ministère des Transports
OACI
Organisation de l’Aviation Civile Internationale
PNB
Perfomed-Based Navigation
RNAV
Area Navigation
SAAPI
Système Automatique d’Aide à la Prévision Immédiate
TPK
Tonne-kilomètre payante [Revenue tonne-kilometre (RTK)]
UE
Union Européenne
LISTE DES ABRÉVIATIONS

9
L
’élaboration et la rédaction de la présente édition du Plan d’Action du Cameroun pour 
la réduction des émissions de CO2 dans l’avion internationale et ses co-bénéfices sur 
l’aviation nationale ont été rendues possibles grâce à la bibliographie orale et aux per-
sonnes morales et physiques ci-après que nous remercions vivement :
A – BIBLIOGRAPHIE ORALE :
Le Projet OACI – UE, à travers la fourniture des documents de travail comme le Doc 9988 de 
l’OACI) et  l’organisation des séminaires de renforcement des capacités aux dates et lieux 
suivants :
• 11 au 13 Juin 2014 à l’hôtel Mont Fébé, Yaoundé, Cameroun
• 02 au 05 Février 2015 à l’hôtel Mont Fébé, Yaoundé, Cameroun
• 14 au 15 Avril 2015, séminaire des Mesures Basées sur le Marché (MBM) au Sarova 
Stanley hôtel à Nairobi, Kenya
• du 24 au 27 Novembre 2015 au Sarova Stanley hôtel à Nairobi, Kenya.
B – PERSONNES MORALES ET PHYSIQUES :
• OACI, Direction de l’Environnement, Montréal, Canada
• Bureau régional OACI, Afrique Occidentale et Centrale (WACAF), Dakar, Sénégal
• Bureau régional OACI, Afrique Orientale et Australe (ESAF), Nairobi, Kenya
• Ministère des Transports
• Ministère de l’Environnement, de Protection de la Nature et du Développement Durable
• Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Re-
présentation au Cameroun)
• Cameroon Civil Aviation Authority
• Société Aéroports Du Cameroun
• Cameroon Airlines Corporation
• Pool Pétrolier Yaoundé Nsimalen
• M. ZOA Etundi Englebert, Représentant du Cameroun au Conseil de l’OACI à Montréal
• M. Boubacar DJIBO, Directeur du Transport Aérien à l’OACI
• M. Tetsuya TANAKA, Chef de la Section Changement Climatique à l’OACI
• M. Eduardo CALDERA PETIT, Coordonnateur du Projet OACI – UE, OACI, Montréal
• Mme Blandine FERRIER, Coordonnatrice des Plans d’Actions nationaux, OACI, Paris
• Mme Christelle BRAUN, Consultant Technique Projet OACI – UE, Montréal
• M. Didier MOUKALAN, Coordonnateur régional Afrique du Projet OACI – UE
• M. Benoît AKOA OKOSSI, OACI, Bureau WACAF, Dakar, Sénégal
• M. Vitalis AHAGO, OACI, Bureau ESAF, Nairobi, Kenya
REMERCIEMENTS

10
Toute oeuvre humaine reste perfectible.
Aussi serions – nous, après publication de la présente édition du Plan d’Action du Cameroun 
pour la réduction des émissions de CO2 dans l’aviation civile internationale, reconnaissants 
et réceptifs aux éventuels critiques, conseils et recommandations, en vue d’améliorer le 
contenu des prochaines éditions triennales que nous souhaitons distribuer à tous les parte-
naires concernés de l’aviation civile au Cameroun et ailleurs.
Nous formulons donc le voeu que le regard jeté sur l’avenir de la réduction des émissions 
de CO2 de l’aviation civile internationale et ses co-bénéfices sur l’aviation civile nationale au 
Cameroun, ainsi que la méthodologie proposée dans la présente édition du Plan d’Action, 
puissent inciter à approfondir les connaissances et contribuer à structurer et à alimenter une 
réflexion collective et permanente dont il aura sans doute convaincu de la nécessité.
Cette toute première édition du Plan d’Action n’a pas d’autres ambitions que de réduire les 
émissions de CO2 à leur strict minimum par rapport à la référence des émissions de 2014, 
soit environ de %2 au moins jusqu’à l’horizon 2035.
Le Comité de Rédaction du Plan d’Action
AVERTISSEMENT

11
C
onformément aux dispositions des Résolutions A37-19 et A38-18 de l’Assemblée de 
l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) qui, en plus de fixer des ob-
jectifs ambitieux mondiaux une croissance neutre en carbone à partir de 2020 et une 
augmentation annuelle de 2 pour cent de l'efficacité énergétique à l'horizon 2050, recom-
mandent aux Etats de soumettre volontairement leur plan d’action, le Cameroun présente 
son Plan d’Action pour la réduction des émissions de CO2 de l’aviation internationale. Ce 
plan d’action, qui s’inscrit également dans la continuité de la réglementation du secteur de 
l’aviation civile camerounaise, est en lien avec la Loi n° 2013/010 du 24 juillet 2013 portant 
régime de l’aviation civile et l’arrêté n° 00015/MINT du 15 novembre 2006 relatif à la certifi-
cation acoustique et des émissions de gaz des aéronefs. 
Mais bien au-delà de ce contexte règlementaire, le processus d’élaboration du Plan d’Action 
a constitué un temps fort de réflexion pour tous les acteurs de l’aviation civile camerounaise 
en regard aux orientations du Document 9988 de l’OACI, relatives à l’élaboration des plans 
d’actions des Etats pour la réduction des émissions de CO2. Les résultats présentés dans 
ce document sont le fruit d’une démarche structurée et concertée en 5 étapes comme men-
tionné dans le guide de l’OACI précité.
Le présent Plan d’action annonce des pistes de solutions, des mesures de réduction des-
tinées à atténuer les émissions de CO2 dans le secteur aérien camerounais. En effet, il est 
prévu une augmentation des émissions de l’aviation civile internationale si aucun effort n’est 
fait notamment en raison des projections de la croissance du trafic. On estime qu’en suivant 
le cours normal des affaires, ces émissions augmenteront de 33% pour se situer à  186 942 
tonnes d’équivalent de CO2 (td’éq. CO2) en 2035 par rapport à 2014 selon le scenario de 
référence. C’est donc pour améliorer cette tendance et contribuer à la mobilisation mondiale 
visant la réduction de l’empreinte carbone de l’aviation que ce plan a été élaboré.
Pour soutenir cet objectif, cinq catégories de mesures ont été sélectionnées dont seules 
trois devraient avoir un impact en termes de réduction des émissions de l’aviation. Il s’agit, 
notamment, des améliorations dans la gestion du trafic aérien et de l’infrastructure, des 
améliorations dans les aéroports et les opérations plus efficientes. Par contre, les mesures 
des deux autres catégories notamment, le développement technologique lié aux aéronefs et 
les mesures règlementaires, n’ont pas pu être quantifiées en raison de leur nature. En outre, 
de nouvelles mesures pourront également s’ajouter en fonction d’un suivi adéquat de la 
mise en oeuvre du plan d’action, basé sur une évaluation régulière des progrès accomplis.
1. RÉSUMÉ

12
Ces mesures représentent la meilleure chance d’améliorer le rendement de carburant et 
de réduire les émissions de Gaz à effet de serre (GES). Ainsi, il a été évalué que l’atteinte 
de tous les objectifs de réduction quantifiables présentés dans ce Plan d’action permettra 
d’atteindre une réduction de 1 454 t d’éq CO2 par an, pour un total de 30 728 t d’éq. CO2 
pour la période 2014 - 2035. Cependant, il va de soi que la mise en oeuvre de ces me-
sures est conditionnelle à une assistance adéquate et à l’implication de toutes les parties 
prenantes du secteur de l’aviation camerounaise ainsi que celle des partenaires externes.
En guise de suivi de ce Plan d’Action, un inventaire des émissions de GES de ce secteur 
sera réalisé en fin 2016 afin de mesurer la portion du chemin parcouru et les efforts res-
tants à accomplir. Ce plan doit être perçu comme une première phase dans la démarche 
de réduction des émissions de GES dans l’aviation civile internationale qui sera bonifiée 
en cours de route. Le Cameroun entend poursuivre la réflexion et continuera la mise en 
oeuvre des actions concrètes en vue d›une aviation plus propre.
Monument de la réunification. Yaoundé, Cameroun

13
S
itué au carrefour de l’Afrique Centrale etOccidentale, le Cameroun est souvent dé-
signé comme «l’Afrique en miniature » du fait que c’est une mosaïque ethnique, lin-
guistique, culturelle, géographique et climatique, et à cause de sa gamme variée de 
ressources naturelles, qu’on retrouve dans tous les autres pays d’Afrique.
Avec une population d’environ 22 millions d’habitants en 2015 et 475 444 km2 de superficie, 
le Cameroun tire ses ressources de l’agriculture et de l’exploitation de ses ressources na-
turelles (notamment les forêts), de ses riches ressources minérales, de son hydrographie, 
de sa faune, de la pêche et du secteur des services. Caractérisée par sa stabilité politique, 
l’économie camerounaise est l’une des plus importantes avec un PIB en 2015 de 6,4%, l’un 
des plus élevés des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique 
Centrale (CEEAC).
Sur le plan politique, d’énormes efforts sont consentis au Cameroun pour la conformité aux 
conventions et normes internationales. La volonté du Président de la République sur la pré-
occupation de protection de l’environnement est un objectif  stratégique majeur et constant 
à travers, entre autres, la ratification en 1994 de la Convention Cadre des Nations Unies sur 
Les Changements Climatiques (CCNUCC), la ratification en 2002 du Protocole de Kyoto 
et tout récemment, la déclaration du 30 novembre 2015 à la Conférence des parties à la 
Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) à Paris, France. 
A cette dernière occasion, le Chef de l’Etat du Cameroun a déclaré en ces termes : « Le 
Cameroun, faible émetteur de gaz à effet de serre, entend poursuivre sa contribution à leur 
réduction. Cette contribution se décline à travers un plan de réduction de 32%, à l’horizon 
2035, de l’empreinte carbone par rapport à 2010.»
Eu égard aux divers engagements du Cameroun dans le domaine de la protection de l’en-
vironnement, le présent Plan d’Action se consacrera exclusivement sur les activités de ré-
duction des émissions de CO2 de l’aviation civile internationale. Il trace ainsi les lignes di-
rectrices qui guideront les actions et invite tous les acteurs du secteur de l’aviation civile à 
contribuer activement, en fonction de leurs champs de compétences et de responsabilités, 
à l‘édification d’une aviation durable au Cameroun.
2. INTRODUCTION

14
Yaoundé, la Capitale du Cameroun
A
u Cameroun, les premiers textes régissant l’aviation civile remontent à 1932 et le 
pays a ratifié la Convention de Chicago le 15 janvier 1960, année de son accession 
à la souveraineté internationale.
 Les premières infrastructures aéroportuaires ont été conçues en 1934 pour les villes de 
Douala, Yaoundé et Garoua.Depuis 2010, une vaste opération de leur modernisation et 
autres équipements aéroportuaires a été lancée pour leur mise à niveau. D’ailleurs, c’est 
l’un des domaines où l’État camerounais a consenti de gros investissements avec plus de 
800 milliards de FCFA (CFA : Communauté Financière Africaine) pour l’amélioration des 
services en vue de leur conformité aux normes internationales. 
3. CONTEXTE TECHNIQUE : L’AVIATION CIVILE AU CAMEROUN

15
A ce jour, le Cameroun compte  quatre 
aéroports internationaux (Douala, Ga-
roua, Maroua, Yaoundé-Nsimalen) dont 
deux (Douala et Yaoundé Nsimalen) 
jouent le rôle de points de convergence 
des correspondances ou « hubs ». Il 
existe également neuf aéroports domes-
tiques (Bafoussam, Bamenda, Batouri, 
Bertoua, Koutaba, Kribi, Mamfé, Ngaoun-
déré et Tiko) qui  jouent le rôle de points 
de départ de la charge offerte transportée 
par les compagnies aériennes nationales 
vers les hubs précités. L’aéroport interna-
tional de Douala est le plus important du 
pays avec 1 008 961 passagers qui y ont 
transité en 2014.
S’agissant des services, il existe au Ca-
meroun quatre compagnies aériennes qui 
ont un Certificat de Transporteur Aérien 
(CTA) délivré par la Cameroon Civil Avia-
tion Authority (CCAA) et une trentaine de 
compagnies aériennes étrangères qui 
desservent les aéroports internationaux. Les compagnies nationales sont composées de 
Camair-Co, la seule à effectuer des vols commerciaux réguliers, et de Caverton, Global S 
Aviation et EQUA 2C. Parmi les compagnies étrangères qui sillonnent le ciel camerounais, 
on peut citer, entre autres, Air France, Brussels Airlines, Turkish Airlines, Kenya Airways, 
Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, South African Airways, etc.
Dans un contexte de croissance économique au Cameroun, il y a également une expansion 
de l’industrie aéronautique. En effet, le trafic passager est passé de 1 131 462 à 1 575 418 
passagers, soit une augmentation de 39% entre 2012et 2014. Cette croissance se situe 
à 19% en termes de vols internationaux. Au cours de la même période, les mouvements 
d’aéronefs et de marchandises ont connu également une montée manifestée au niveau du 
fret aérien en particulier avec une augmentation de 24% pour se situer à 19 646 tonnes 
transportées.
Carte Aéroportuaire du Cameroun

16
Enfin, sur le plan de l’organisation, divers organismes ont la responsabilité globale de 
contrôler le système du transport aérien au Cameroun et partagent la mission d’assurer la 
sécurité et la prestation des services aériens. On peut citer :
•	
Le Ministère des Transports, organisme de tutelle du secteur aéronautique qui 
veille au respect des intérêts et exigences de l’État par toutes les parties pre-
nantes du secteur des transports aériens et à la mise à niveau des infrastructures 
aéronautiques du pays ;
•	
L’Autorité Aéronautique du Cameroun (CCAA) qui est, entre autres, chargée de la 
supervision, de la sûreté et la sécurité des aéroports et de l’aviation civile en gé-
néral, de négocier les accords de transport aérien au nom du Gouvernement ca-
merounais et veiller au respect par tous les signataires des accords déjà conclus, 
d’assurer également le suivi avec les organisations régionales et internationales 
du secteur aéronautique, de veiller par ailleurs à la conformité de toute la légis-
lation en matière d’aviation civile et faciliter le développement des infrastructures 
aéroportuaires ;
•	
La société Aéroports du Cameroun (ADC) avec pour mission de gérer, exploiter, 
entretenir et développer les aéroports du Cameroun et d’offrir la prestation de 
services d’assistance aéroportuaire ;
•	
L’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar 
(ASECNA) chargée de l’élaboration, la mise en œuvre et la gestion des installa-
tions et services pour la transmission des messages techniques sur le trafic, le 
contrôle de la circulation aérienne, les informations en vol, ainsi que l’information 
sur l’atterrissage des aéronefs.

17

18
L
a réalisation du Plan d’action du Cameroun pour la réduction des émissions de CO2 
dans l’aviation internationale s’appuie sur le document 9988 précité et sur la mise en 
œuvre d’une démarche structurée et concertée des principaux acteurs de ce secteur 
dont les principales étapes ont été les suivantes :
3
3 	 Création de l’équipe chargée d’élaborer le Plan d’action
Conformément aux dispositions du guide, le Cameroun s’est doté d’une équipe  chargée 
d’élaborer le Plan d’action par décision n° 1125/D/CCAA/DG/DTAS/SAE du 23 Octobre 2014 
du Directeur Général de la CCAA,appelée le Comité. Celui-ci a pour mission d’élaborer un 
plan d’action pour réduire les émissions de GES provenant de l’aviation international, de su-
perviser la mise en œuvre de ce plan, et de réaliser une mise à jour dudit plan tous les trois 
ans. Ce comité coordonné par la CCAA, qui assure la présidence et le secrétariat technique, 
est composé des représentants de chacun des administrations et organismes suivants :
•	
Ministère des Transports
•	
Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et
         du Développement Durable
•	
CCAA
•	
Aéroports du Cameroun
•	
Camair-Co
•	
ASECNA
•	
Pool Pétrolier (TOTAL)
4. DEMARCHE D’ELABORATION DU PLAN D’ACTION

19
3
3 	 Etablissement du scénario de référence des émissions de CO2
Il s’agissait ici de définir le niveau de référence futur de la consommation de carburant et du 
trafic qui aurait lieu en l’absence de toute action. Cette étape a été jalonnée principalement 
par une activité de collecte des données historiques du trafic aérien auprès des exploitants, 
des autorités aéroportuaires et autorité de l’aviation civile. Par la suite, le comité a procédé 
à l’estimation de l’inventaire et des prévisions des émissions à partir des techniques et outils 
mis à disposition par l’OACI.
3
3 	 Sélection et priorisation des mesures d’atténuation
Au cours du processus d’élaboration du plan d’action, le comité a procédé à l’examen du 
panier des mesures mis à disposition par l’OACI afin de sélectionner les mesures qui pour-
raient limiter ou réduire les émissions que produit l’aviation internationale du Cameroun. Cet 
exercice de réflexion a permis d’identifier les mesures de réduction les plus prometteuses 
compte tenu des capacités et circonstances à l’échelle nationale. C’est ainsi que les diffé-
rentes parties prenantes ont exprimé comment elles entendent réduire les émissions de 
gaz à effet de serre (GES) de l’aviation, ce qui a permis la priorisationd’une série d’actions 
concrètes visant l’atteinte des objectifs de ce plan.
3
3 	 Quantification des résultats attendus
Le comité a utilisé troisméthodologies pour quantifier les gains attendusde consommation 
de carburant et d’émissions de CO2 projetées après l’application des mesures sélection-
nées. Dans le cadre de ce plan la quantification des résultats attendus s’est faite à partir de 
l’outil EnvironmentalBenefits Tool (EBT) mis à disposition par l’OACI, des règles pratiques 
mentionnées dans le document 9988 et égalementles techniques internes propres à chaque 
organisation en fonction de son champ de compétence.
3
3 	 Identification des besoins d’assistance
Comme indiqué plus haut, le Plan d’action du Cameroun contient un ensemble de mesures 
prises par les différents acteurs concernés dans le but de réduire les émissions de GES ré-
sultant des activités aériennes. Ces actions qui ont des objectifs de portéesdifférentes dans 
le temps nécessiteront unaccompagnement aussi bien des sources internes qu’externes 
pour leur mise en œuvre. C’est dans ce sens que le comité a déterminé l’assistance dont il 
a besoin pour mettre en œuvre son plan.

20
5.1 Méthodologie de calcul
Le scenario de référence du Cameroun a été estimé sur la base de la définition de l’OACI 
qui distingue les émissions de l’aviation internationale de celles de l’aviation intérieure. Plus 
précisément, l’OACI définit un vol international comme une étape de vol ayant une de ses 
deux extrémités, ou les deux, sur le territoire d'un État autre que celui où le transporteur 
aérien a son principal lieu d'affaires. Le scenario de référence s’est calculé sur l’hypothèse 
de la poursuite de l’évolution des émissions dans le futur en l’absence de toute intervention 
visant à modifier cette trajectoire.
L’approche méthodologique et les hypothèses retenues pour le scénario de référence sont 
décrites ci-dessous :
i. Collecte des données historiques
Les données ont été recueillies auprès des exploitants commerciaux d’aéronefs titulaires 
d’un CTA camerounais. Ces compagnies n’ont pas pu fournir les données des années 2012 
et 2013.Il faut préciser que la compagnie Camair-Co desservant plusieurs destinations in-
ternationales dans la région a repris ses vols internationaux en 2011. Seules les données 
de 2014 sur le trafic ont pu être collectées.
ii. Estimation des données d’activités historiques et l’inventaire des émissions
•	
En l’absence des données historiques sur la consommation de carburant (CC), 
une estimation de la quantité de CO2 émise pour les vols en 2014 a été calculée 
à partir des données du trafic introduites dans le Carbon Calculator, outil mis à la 
disposition des Etats par l’OACI. 
•	
Un calcul supplémentaire a été effectué pour déduire le volume de carburant 
consommé à partir de la quantité de CO2 (QCO2) émise. La formule utilisée a été 
la suivante :  VCC = QCO2 / 3.16 /0.8
•	
La Tonne kilomètre payante a été calculée d’après la formule ci-dessous :
      TKP : ((Passagers x 100) + Fret + Poste) / 1000) x Distance
5. SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE DES ÉMISSIONS DE CO2

21
iii. Estimation des prévisions du niveau de référence futur pour le carburant 
     consommer et le trafic
•	
Horizon temporel retenu : 2035
•	
Rendement Energétique de Carburant (REC)pour l’année 2014, qui correspond 
au volume de carburant utilisé par tonne facturée transportée par kilomètre, soit 
: REC = VCC / TPK
•	
Projection future du TPK déterminée en appliquant la prévision de croissante de 
5,4% à la dernière donnée de TPK. Cette prévision est retenue pour la région 
Afrique dans la circulaire 313 de l’OACI
•	
Projection de la consommation de carburant = Projection de rendement de carbu-
rant multipliée par la projection de TPK

22
5.2 Résultats
Comme résultats du choix de la méthodologie utilisée pour estimer le niveau de référence, il 
ressort que les émissions de CO2 provenant de l’aviation internationale du Cameroun s’éle-
vaient à 61 952 t éq. CO2 en 2014. Les projections montrent une croissante de 33% de ces 
émissions qui vont se situer à 186 943 t éq. CO2 d’ici 2035 en l’absence de mise en place 
des mesures d’atténuation.
Le tableau ci-dessous présente les projections de croissance du trafic, des volumes de car-
burant consommé et des émissions internationales de CO2.
BASELINE
Année
TPK
 international 
)tkm(
Carburant consom-
)mé International (L
Emissions CO2 Interna-
tional
)kg(
 Rendement
efficient de car-
burant
2014
122 191 36
24,506,250
61,951,800
0,68
2015
443 145 38
25,829,588
65,297,197
0,68
2016
296 205 40
27,224,385
68,823,246
0,68
2017
382 376 42
28,694,502
72,539,701
0,68
2018
707 664 44
30,244,005
76,456,845
0,68
2019
601 076 47
31,877,181
80,585,515
0,68
2020
738 618 49
33,598,549
84,937,132
0,68
2021
150 298 52
35,412,871
89,523,738
0,68
2022
250 122 55
37,325,166
94,358,019
0,68
2023
851 098 58
39,340,725
99,453,352
0,68
2024
189 236 61
41,465,124
104,823,833
0,68
2025
943 542 64
43,704,241
110,484,320
0,68
2026
262 028 68
46,064,270
116,450,474
0,68
2027
789 701 71
48,551,740
122,738,799
0,68
2028
685 573 75
51,173,534
129,366,695
0,68
2029
664 654 79
53,936,905
136,352,496
0,68
2030
016 956 83
56,849,498
143,715,531
0,68
2031
641 489 88
59,919,371
151,476,169
0,68
2032
081 268 93
63,155,017
159,655,883
0,68
2033
558 304 98
66,565,388
168,277,300
0,68
2034
004 613 103
70,159,919
177,364,275
0,68
2035
106 208 109
28,694,502
186,941,945
0,68
Tableau 1 : Projections de croissance du trafic, des volumes de carburant consommé et des émis-
sions de CO2 de l’aviation civile internationale du Cameroun
Source : Données recueillies auprès des compagnies aériennes  et projetées

23
Graphique 1 : Scenario de référence des émissions de CO2 dans l’aviation internationale 2014-
 2035
Source : Tableau 1
Le graphique ci-dessous présente la croissance des émissions de CO2 et la constance du 
rendement énergétique de carburant de l’aviation internationale du Cameroun.

24
C
ette section présente les pistes de solution sélectionnées par le Cameroun pour 
réduire les émissions de CO2 dans le secteur de l’aviation. Prenant en compte le 
panier des mesures de l’OACI et selon les conditions et circonstances nationales, les 
mesuresdécrites ci-dessous sont les plus prometteuses susceptibles d’atténuer les émis-
sions de CO2. Les mesures sont regroupées selon lescatégories définies dans le panier des 
mesures de l’OACI.
6.1 Améliorations dans la gestion du trafic aérien et l'utilisation connexe de 
      l'infrastructure
L’Etat du Cameroun, à travers l’ASECNA/Cameroun, a consenti beaucoup d’efforts en ma-
tière d’organisation de l’espace aérien, de conception de procédures de vol et de gestion du 
trafic aérien, basés sur les nouveaux concepts d’opérations et d’optimisation pour gérer le 
trafic aérien dans les espaces et au voisinage immédiat des aéroports de façon à, en toute 
sécurité, réduire l’impact des émissions sur l’environnement.
6. LISTE DES MESURES SELECTIONNÉES

25
i. Amélioration de l’utilisation des niveaux de vols optimaux
	
L’ASECNA/Cameroun procède présentement à la réalisation des études dans le domaine 
des systèmes de détection de la foudre pour l’installation des capteurs et autres senseurs 
permettant de signaler l’occurrence d’un tel phénomène 45 minutes avant son apparition.
Dans le domaine de la météorologie aéronautique, l’ASECNA/Cameroun procèdera àl’ac-
quisition d’un outil d’aide à la prévision immédiate qui aura l’avantage de renforcer les capa-
cités des Prévisionnistes à observer et prévoir,entre autres, les zones orageuses actives, les 
zones de turbulence sévère, les niveaux de givrage sévère, le cisaillement de vent. (Projet 
SAAPI : Système Automatique d’Aide à la Prévision Immédiate).
De manière générale, la mise en œuvre de ces outils et équipements permettra le choix 
d’un profil de vol optimal au départ de l’aéronef ou avant son entrée dans l’espace aérien 
du Cameroun.L’impact environnemental se traduira par la diminution des temps de vol (pas 
de manœuvre subite d’évitement de phénomène dangereux en vol) suite à une meilleure 
prédiction et à une amélioration du guidage latéral plus précis neutralisant la dispersion des 
trajectoires et les déroutements d’avions.
L’estimation de réduction des emissions de GES par rapport à une meilleure prédiction mé-
téorologique est prévue à 170t éq. CO2 par an pour un cumul de 3 555 t éq. CO2 en 2035. 
Il est à noter que c’est la méthodologie des règles pratiques (Rules of Thumb) du Doc 9988 
qui a été utilisée pour estimer ce résultat attendu. La formule utilisée pour calculer l’écono-
mie carburant en 2014est la suivante :
>
> EC = 0,82% *∑ [CCi au-dessus de 10 000 pieds], ce qui nous a donné les résultats 
suivants pour les deux types d’aéronefs utilisés par Camair-Co
>
> B737 : 0,0082 *2,3 *0,55 *497 = 5,15 tonnes de carburant sauvées
>
> B767 : 0,0082 *2,3 *0,55 *1629 = 48,43 tonnes de carburant sauvées
ii. Mise en œuvre des opérations CCO/CDO dans les aéroports internationaux de 
Douala, Garoua et Yaoundé-Nsimalen
Les opérations aériennes de descente continue ou Continuous Descent Operation (CDO) et 
de montée continue ou Continuous Climb Operation (CCO) sont par définitions «des tech-
niques de conduite de vol, qui permettent la réalisation par les avions des profils de vol de 
descente optimisés (CDO) ou de montée optimisés (CCO).
Un profil de vol optimisé dans le cadre d’une opération CDO est une descente avec le mini-
mum de paliers, avec une puissance moteur réduite et une configuration de l’avion limitant la 
trainée aérodynamique. Tandis que le profil de vol optimisé d’une opération CCO se caracté-
rise par l’utilisation de puissance moteur optimale, avec le minimum de paliers pour réduire le 
plus possible la distance de montée. Ils  se déroulent en général dans les régions terminales.

26
La mise en œuvre dans les aéroports internationaux de Douala, Garoua et Yaoundé-Nsi-
malen des opérations CDO/CCO a été intégrée comme axe prioritaire d’amélioration des 
performances du domaine «efficacité des trajectoires de vol» du Bloc 0 de la stratégie ASBU 
(Aviation System Block Upgrade) de l’OACI ; stratégie qui découle du Plan Mondiale de navi-
gation (GANP). Cette action est prévue dans le plan des services 2016/2017 au Cameroun. 
La méthodologie de sa réalisation se fera dans un premier temps par un accompagnement 
externe pour le transfert des compétences à l’ASECNA.
S’agissant des bénéfices environnementaux, les opérations CDO/CCO déjàexpérimentées 
dans bien de régions du monde dont la zone ASECNA, ont montré de nombreux effets bé-
néfiques dont les principaux éléments sont l’utilisation de l’espace aérien de manière plus 
efficace et laréduction des nuisances sonores et des émissions de CO2.
Si l’objectif de mise en œuvre des opérations CCO/CDO dans ces trois aéroports internatio-
naux du Cameroun est atteint,  il est prévu une réduction annuelle de 540 t éq. CO2 pour un 
cumul de 11 896 t éq. CO2 à l’horizon 2035. Il faut mentionner ici que l’outil EBT a été utilisé 
pour estimer ce résultat. Pour ce faire, 1 089 opérations ont été considérées en 2014 pour 
le CCO et 1 037 opérations pour le CDO.

27
iii. Mesures visant à rendre les procédures d’arrivée et de départ plus économes en 
carburant (PBN/STAR/SID)
A l’instar de la communauté internationale et dans le cadre de la feuille de route Afrique/
Océan Indien (AFI) pour la mise en œuvre de la navigation fondée sur la performance ou 
Performance-Based Navigation(PBN), ASECNA/Cameroun développe et met en œuvre les 
Standards Instrument Departures (SIDs), les Standard Terminal Arrival Routes (STARs) et 
les procédures d'approcheRNAV (GNSS) basés sur les critères de la PBN sur tous les 3 
aéroports internationauxprécités.
De même en collaboration avec l’International Air Transport Association (IATA), l’ASECNA/
Cameroun a implanté en 2011 deux routes aériennes flexibles RNAV 10 traversant le Ca-
meroun du Nord-Est vers le Sud-Ouest et permettant aux vols de rallier l’Asie à l’Amérique 
Latine par des trajectoires les plus directes possibles.
S’agissant des bénéfices liés à l’environnement, l’optimisation des trajectoires à travers la 
conception des routes plus courtes et plus directes a apporté des avantages en termes de 
réduction du carburant consommé par les aéronefs, ce qui a permis de diminuer les quanti-
tés prévues d’émissions de CO2.
Il est prévu une continuité en termes deréduction des emissions qui se situera à115 t éq. 
CO2 par an, avec un totalde 2 523 t éq. CO2 en2035. Cette estimation a été réalisée à partir 
de l’EBT mis à disposition par l’OACI et le nombre d’opérations pris en compte est de 1037.
6.2 Opérations plus efficientes
	
i. Réduction du poids des aéronefs
	
La façon la plus simple de réduire la consommation de carburant d’un aéronef, et par consé-
quent ses émissions de CO2, est d’en diminuer le poids. Le Cameroun a l’intention d’encou-
rager les exploitants d’aéronefs nationaux à prendre des initiatives dans ce sens-là. Seules 
deux possibilités s’offrent pour le moment pour alléger le poids des aéronefs :
La première action portera sur la numérisation de la documentation papier. Il s’agira ici de 
procéder au remplacement des manuels papiers des pilotes par un ordinateur plus léger et 
procéder à celui des journaux transportés par des tablettes électroniques. 
La seconde action consistera à responsabiliser les passagers par la mise en place d’un sys-
tème de contrôle du poids des bagages destinés à la cabine. Habituellement, la compagnie 
nationale Camair-Co autorise un bagage à main par passager, qui ne pèse pas plus de 10 
kilogrammes (kg). Mais d’après un constat qui se dégage, la plupart des passagers ont tou-
jours plus d’un bagage. Dans tous les cas, un système de contrôle strict devra être mis en 
place pour responsabiliser sur le poids maximal en kg d’un bagage à main.

28
Il est prévu une diminution de 120 kg par aéronef et par voyage et la mise en œuvre de ces 
actions permettra d’escompter plus de 49 t éq. CO2évitées chaque année, avec un cumulde 
978 t éq. CO2 en 2035. La méthodologie de l’OACI à travers l’EBT est celle qui a été utilisée 
pour estimer cette réduction. Les données prises en comptes qui ont permis d’aboutir à ce 
résultat sont les suivantes :
B767 : Medium business Jet – 2 691 heures de vol en 2014
B737 : Regional Jet – 1 693 heures de vol n 2014
B737 : Regional Jet – 2 228 heures de vol en 2014

29
6.3	
Améliorations dans les aéroports
La société ADC S.A ambitionne de faire figurer les aéroports internationaux de Douala et 
Yaoundé-Nsimalen parmi les aéroports de référence en Afrique subsaharienne.Cette vision 
s’oriente en plusieurs axes stratégiques, notamment, la modernisation des infrastructures et 
des équipements, le développement du trafic aérien et des activités extra aéronautiques ou 
encore la mise en place d’une politique de développement durable.
En effet, elle a entamé un programme de rénovation des principales installations aéropor-
tuaires, notamment, les travaux pour le renforcement de l’aire de trafic et du taxiway prin-
cipal de l’aéroport de Douala et des réparations localisées des dégradations de la piste de 
l’aéroport international de Garoua. Elle prévoit de remettre en  état, le poste de stationne-
ment avions E4 hors service depuis une dizaine d’années à l’aéroport de Douala.
S’agissant des équipements, elle vient de procéder à l’achat d’un important lot de matériel 
d’assistance au sol. Ce nouveau matériel de génération récente a été conçu en faveur de 
l’efficacité énergétique et de la réduction des émissions de CO2. Par ailleurs, des efforts 
sont égalementconsentis en faveur de la réduction de sa consommation électrique. Les op-
portunités d’amélioration sont exploitées lors de modifications, rénovations et interventions 
dans les bâtiments, ainsi que lors de la modernisation des installations et équipements 
techniques.
En matière de développement durable, l’audit environnemental des aéroports de Douala 
et Yaoundé-Nsimalen a été lancé en 2014 avec l’accompagnement de l’Aéroport de Lyon. 
Dans cette multitude de projets, des mesures sont prises chaque fois pour maîtriser l’impact 
environnemental.
Pour les prochaines années, le Cameroun prévoit de poursuivre ses efforts en matière de 
protection de l’environnement conformément aux objectifs partagés dans le présent Plan 
d’action, dans la perspective d’offrir aux utilisateurs et bénéficiaires du transport aérien au 
départ et à destination de ses aéroports une desserte de qualité, également respectueuse 
de son environnement local.
A cet effet, une liste de mesures à mettre en place dans les aéroports internationaux du Ca-
meroun, avec leurs co-bénéfices sur l’aviation civile nationale, a été sélectionnée. Parmi ces 
mesures, celles qui auront plus d’impact dans la réduction des émissions internationales, 
on peut citer :
• La construction d’une deuxième bretelle pour l'aéroport de Douala 
Elle permettra aux compagnies aériennes de réduire considérablement le temps d’occupa-
tion de la piste, ce qui entrainera une diminution du temps d’attente des aéronefs en phase 
d’approche et s’il y a aussi lieu, le temps d’attente des aéronefs au départ. C’est pourquoile 
gestionnaire des aéroports a également prévu dans son Plan directeur, l’aménagement 
d’une deuxième voie de circulation à Douala.

30
• L’augmentation des GPU pour la fourniture d’énergie aux avions en station-
nement
L’utilisation des GPU sur les positions équipées, empêche chaque année l’émission de di-
zaines de tonnes de dioxyde d’azote et de milliers de tonnes de CO2, en évitant aux avions 
de faire fonctionner leur turbine auxiliaire (APU). Ces prochaines années, il est prévu d’ins-
taller ce genre de systèmes à l’aéroport international de Garoua et de l’étendre sur d’autres 
postes de stationnement d’avions, afin de diminuer encore les émissions liées à l’usage 
des APU. Dans ce dernier cas, il faut noter ici qu’actuellement s’il y a cinq aéronefs au sol à 
l’aéroport de Douala, il n’est pas possible de les alimenter tous à la fois.

31
Le tableau 2 ci-dessous présente les neuf mesures retenues dans la catégorie des amélio-
rations dans les aéroports. Ce tableau renferme les quantités de réduction attendues ainsi 
que la méthodologie utilisée pour le calcul de ces résultats.
Mesures
Impact de GES 
en 2014
Méthodologie
utilisée
1
Installation des lampes LED en remplace-
ment des ampoules classiques au niveau de 
l’éclairage des aires de trafic des aéroports 
de Douala et de Yaoundé-Nsimalen
95,4 t eq. CO2 
évitées
Rules of Thumb 
48 projecteurs de 
500W 63 projecteurs 
de 1000W et 2000W
2
Construction des voies de circulation (deu-
xième bretelle à Douala)
22,5 t eq. CO2  
évitées
EBT
Temps sauvé : 20 s
B767 : 61 opérations
B737 : 1 327 
opérations
3
Augmentation du nombre de GPU pour per-
mettre de débrancher les GAP de bord
526,5 t eq. CO2  
évitées
EBT
Temps fonctionnent 
réduit du GAP: 0,5h
1 048 opérations
4
Réhabilitation des centrales électriques
1,12 t eq. CO2  
évitées
Méthodologie Etat
5
Installation des panneaux photovoltaïques 
dans les aéroports de Douala et Yaoundé-Nsi-
malen
A déterminer
A déterminer
6
Installation des lampes à tubes sans amor-
çage 18W en remplacement des ampoules 
classiques 36W au niveau de l’éclairage 
dans aéroports de Douala et Yaoundé
210 t eq. CO2   
évitées
Méthodologie Etat 
9000 lampes      
classiques de 36W. 
Economie de 
6,48kwh/mois/
lampe6, 
48*12*9000*0,0003
7
Réduction de la demande en électricité (Fa-
voriser les éco-gestes)
A déterminer
A déterminer
8
Remplacement et modernisation  du matériel 
d’assistance (Push back, tapis bagages, trac-
teur)
A déterminer
A déterminer
9
Construction de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen
Non quantifiable
Aucune
Tableau 1 : Projections de croissance du trafic, des volumes de carburant consommé et des émissions de CO2 
de l’aviation civile internationale du Cameroun

32
6.4 Développement technologique lié aux aéronefs
i. Achat de nouveaux aéronefs
	
La compagnie Camair-Co exploite actuellement une flotte composée de 3 appareils, d’un âge 
moyen de 20 ans, notamment, un Boeing 767-300 ER avec une configuration de 30 places 
business et 180 places en classe économique et de deux Boeing 737- 700 avec une configu-
ration de 12 places business et 116 places en classe économique.Elle attend également la 
mise en exploitation des deux aéronefsde type MA60 qu’elle a reçuscette année. 
Désireuse d’avoir une flotte performante et répondant à la demande croissante du trafic, elle 
a l’intentiond’augmenter sa flotte par l’acquisition de trois nouveaux types d’aéronefs plus ré-
cents et moins polluants, en l’occurrence, un 777-800, un 777-200 et un 787-Dreamliner.Les 
réductions des émissions de GESassociées à cette mesure ne sont pas quantifiables pour 
le moment car l’augmentation de la flotte ne permet pas de diminuer les emissions mais elle 
pourrait avoir un impact plus tard si leur acquisition viendra en remplacement des aéronefs 
plus anciens.
L’Etat du Camerouncontinuera à suivre l’évolution mondiale et encouragera les exploitants 
nationaux d’aéronefs à l’acquisition de modules moins consommateurs de carburant.
6.5 Mesures réglementaires
	
i. Plafonnement de l’âge des aéronefs
	
Cette mesure n’entrainera pas une diminution directe des émissions de GES dans l’aviation 
du Cameroun. Par contre, elle permettra de contraindre les exploitants d’aéronefs à acquérir 
des aéronefs plus récents dont les émissions de CO2 et autres polluants sont plus faibles, ce 
qui entrainera également l’élimination progressive des aéronefs les plus anciens du trafic. 
Bien qu’aucune quantification ne soit encore faite sur cette mesure, le Cameroun lui accorde 
autant d’importance que les précédentes et poursuivra la réflexion pour définir les conditions 
de sa mise en œuvre afin d’atteindre l’objectif visé par le présent Plan d’action.

33
I
l est important de souligner que, comme mentionné au début de la présentation des me-
sures, la méthodologie utilisée actuellement pour estimer les émissions de GES du Came-
roun pour le secteur de l’aviation internationale ne permet pas de mesurer les impacts de 
toutes les mesures sélectionnées. Les mesures dont les réductions potentielles attendues 
sont des co-bénéfices et les mesures qui n’ont pas pu être quantifiées en raison de leur 
nature ne sont pas prises en compte dans la présente section. 
Comme le montre le tableau 3 ci-dessous, il est prévu que les emissions cumulatives de 30 
728 t éq. CO2 de l’aviation internationale seront évitées d’ici 2035 suite à la mise en œuvre 
des mesures sélectionnées dans le cadre de ce Plan d’action.Annuellement, on estime cette 
réduction à 1 454 téq. CO2 à partir de 2016. 
7. RÉSULTATS ATTENDUS
Année
 Carburant
 consommé avant
 la mise en œuvre
 des mesures
 d›atténuation
)(Tonnes
 Emissions de
 CO2 avant la
 mise en œuvre
 des mesures
 d›atténuation
)(Tonnes
 Carburant
 consommé après
 la mise en œuvre
des mesures d›at-
ténuation
)Tonnes(
 Emissions de
 CO2 après la
 mise en œuvre
 des mesures
 d›atténuation
)(Tonnes
 Economie
 de CO2 par
an
)Tonnes(
CO2 éco-
nomisé
%
2014
19605
952 61
19398
296 61
656
%1.06-
2015
20664
297 65
20350
305 64
992
%1.52-
2016
21780
823 68
21319
369 67
454 1
%2.11-
2017
22956
540 72
22495
085 71
454 1
%2.00-
2018
24195
457 76
23735
003 75
454 1
%1.90-
2019
25502
585 80
25042
131 79
454 1
%1.80-
2020
26879
937 84
26419
483 83
454 1
%1.71-
2021
28330
524 89
27870
069 88
454 1
%1.62-
2022
29860
358 94
29400
904 92
454 1
%1.54-
2023
31473
453 99
31012
999 97
454 1
%1.46-
2024
33172
824 104
32712
369 103
454 1
%1.39-
2025
34964
484 110
34503
030 109
454 1
%1.32-
2026
36852
450 116
36391
996 114
454 1
%1.25-
2027
38842
739 122
38381
284 121
454 1
%1.18-
2028
40939
367 129
40479
912 127
454 1
%1.12-
2029
43150
352 136
42689
898 134
454 1
%1.07-
2030
45480
716 143
45019
261 142
454 1
%1.01-
2031
47936
476 151
47475
022 150
454 1
%0.96-
2032
50524
656 159
50064
201 158
454 1
%0.91-
2033
53253
277 168
52792
823 166
454 1
%0.86-
2034
56128
364 177
55668
910 175
454 1
%0.82-
2035
59159
942 186
58699
488 185
454 1
%0.78-
Tableau 3 : Résultats attendus
Source : Perspectives de croissance du trafic international et des réductions attendues

34
La ﬁgure ci-dessous illustre le fait que, si aucune mesure particulière n’est prise, les émissions 
du secteur de l’aviation internationale camerounaise augmenterontde 33% entre 2014 et 2035 
pour atteindre un peu moins de 187 000 t éq. CO2. Par contre,avec la mise en œuvre des 
mesures sélectionnées, il est prévuque l’émission cumulative de 30 728 t éq. CO2 sera évitée 
d’ici 2035.
Graphique 2 : Projections de réduction de CO2 attendus après la mise  en œuvre
des mesures d’atténuation
Source : Tableau 3

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D
ans la section suivante, l’échéancier pour la mise en œuvre des mesures du Plan 
d’action est brièvement présenté. Le suivi de la mise en œuvre des actions de réduc-
tion des émissions de GES sera effectué en continu. Un nouvel inventaire des émis-
sions de GES dans l’aviation civile internationaledu Cameroun sera réalisé en 2016 afin 
de mesurer la portion de chemin parcourue et les efforts restants à accomplir. Cet exercice 
permettra de déterminer si une mise à jour des mesures du Plan d’action doit être faite. Un 
bilan préliminaire des réalisations du Plan de réduction des émissions de GES et, si néces-
saire, une boniﬁcation des actions de réduction seront publiés en 2018.
8. FEUILLE DE ROUTE DE LA MISE EN OEUVRE DES MESURES

36
D
ans le but d’atteindre l’objectif fixé dans ce Plan d’action, le Cameroun bâtit sa straté-
gie sur trois axes. Tout d’abord, le Cameroun espère créer avec ce Plan d’action les 
possibilités de partenariat, de coopérationet d’assistance pour la mise en œuvre des 
mesures de réduction sélectionnées. Toutes les parties prenantes sont invitées à prendre 
des engagements initiaux afin de soutenir la mise en œuvre du Plan d’action. Ces engage-
ments contribueront à l’établissement d’une base d’engagements volontaires qui permettra 
de donner le coup d’envoi à la mise en œuvre du Plan d’action. Les partenaires clé, pour 
chacun dans son domaine d’action prioritaire, apporteront leur contribution à un certain 
nombre d’activités spécifiques, assorties d’échéanciers, qui susciteront à leur tour l’exécu-
tion d’activités par d’autres acteurs.
Ensuite, la mise en œuvre de ces mesures est aussi conditionnelle à des ressources adé-
quates provenant de sources extérieures ou au niveau international. Le Cameroun entend 
s’appuyer encore sur l’OACI pour lui faciliter l’accès à des ressources financières externes, 
au transfert de technologies, au renforcement de capacités, à l’assistance technique comme 
ce fut le cas dans le cadre du projet d’assistance OACI-UE.
Enfin, le Cameroun va également solliciter les mécanismes de financement pour des ac-
tions d’atténuation des changements climatiques et pour des initiatives environnementales 
établis par la CCNUCC, notamment, le Fonds spécial pour les changements climatiques, le 
Fonds pour les pays les moins avancés, ou le Fonds vert pour le climat.
9. BESOINS D’ASSISTANCE

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Dans le cadre du présent Plan d’action pour la réduction des émissions de CO2 dans l’avia-
tion civile internationale, les besoins d’assistance ci-dessous ont été relevés :

 Un accompagnement pour l’accès au financement auprès des bailleurs de fonds 
pour:
•	 L’achat des aéronefs de nouvelle génération
•	 La construction d’une deuxième bretelle à l’aéroport international de Douala. 

 Une assistance financière pour l’achat et l’installation des équipements suivants:
•	
Systèmes de détection de foudres et des radars (MRS) de route
•	
Groupes fixes d'alimentation en électricité au sol et d'unités de pré condi-
tionnement d'air
•	
Panneaux photovoltaïques dans les aéroports de Douala et Yaoundé

 	
Une assistance technique pour les besoins suivants:
•	
Mise en place des opérations et procédures d’aide à l’amélioration de la 
gestion du trafic aérien
•	
Réhabilitation des centrales électriques
•	
Extension et automatisation des sorties parking automobile des aéroports 
internationaux
	

 Renforcement des capacitéset formation du personnel (Naviguant, au sol et admi-
nistratif)
•	
Conception et mise en application des procédures relatives au trafic aérien 
(CCO, CDO, etc.)
•	
Pratiques optimales dans les opérations auprès des exploitants d’aéronefs

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ANNEXES
Annexe 1 : Décision portant création du comité d'élaboration du plan d'action

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40
Annexe 2 : Décision constatant la constitution du comité d'élaboration du plan d'action

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Annexe 3 : Tableau récapitulatif des mesures

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